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11 mars 2012

Monde arabe : quel printemps pour les femmes ?

Monde arabe : quel printemps pour les femmes ?
Rapport de la FIDH 
Nous avons le grand plaisir de vous annoncer le lancement officiel de la publication FIDH : 


Cette publication, disponible en arabe, en anglais et en français, présente le rôle des femmes dans les mouvements de contestations, les révolutions et les transitions dans le monde arabe et propose 



Si la situation des femmes varie selon les pays concernés, les menaces convergent. Les femmes sont aujourd’hui confrontées à des tentatives d’exclusion de la vie publique.
A travers ce rapport, la FIDH entend adresser un message aux gouvernements, aux opinions publiques et à la communauté internationale : les droits des femmes sont une priorité qui doit être au cœur des réformes politiques.
Nous espérons que vous aurez à cœur de relayer ce message, et notre publication. Elle est la vôtre.
A cet effet, vous trouverez ici •


que nous vous proposons de co-signer afin de le diffuser à l’occasion de la journée internationale des femmes. 


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Hommage à Madeleine Pelletier


Discours de Gislhaine Rivet, membre du Bureau national de la LDH et responsable du groupe de travail LDH « Santé et bioéthique », prononcée à Paris, ce 8 mars 2012. 
La Ligue des droits de l’Homme est particulièrement fière et heureuse de pouvoir, en ce jour emblématique du 8 mars, rendre un hommage à une femme lumineuse qui a su porter l’essentielle des revendications féministes. Madeleine Pelletier est l’une de ces figures qui illustrent à la fois la dureté d’une société patriarcale pour les femmes et la capacité qu’elles ont à en surmonter le poids, à en combattre l’évidence discriminatoire, à imposer enfin d’autres règles au vivre ensemble. Issue d’un milieu très modeste, elle mesurera très tôt la réalité de l’avilissement des femmes, le poids de la pensée dominante, notamment dans le champ de l’éducation, l’époque s’accommodant parfaitement de la limitation de l’instruction accordée aux enfants, en fonction de leur origine sociale. Elle devra, pour être admise comme interne en psychiatrie, affronter bien des tabous, briser bien de chaines.
Une fois médecin, elle continuera à marcher sur le chemin de la justice et de la lutte contre les discriminations, n’ayant de cesse de promouvoir une médecine plus humaniste et de dénoncer les internements arbitraires. Elle devra ainsi essuyer le refus de sa présentation au concours de l’internat des asiles d’aliénés, au seul motif qu’elle n’était pas en possession de ses droits politiques… Une épreuve qui ne fera que renforcer son engagement contre les inégalités, singulièrement les discriminations sexistes, au point d’en devenir l’axe et la pierre de touche, le leitmotiv obsédant qu’un autre monde attend qu’on lui ouvre la porte. Un monde plus ouvert, plus libre, plus juste.
Aujourd’hui, alors que nous connaissons une égalité de droit entre hommes et femmes, au regard du droit de vote, d’une parité actée, d’un droit à l’interruption volontaire de grossesse, les combats de Madeleine Pelletier restent d’actualité. Les femmes, toujours, restent contrées par des parois et des plafonds de verre, une sous représentation scandaleuse dans la sphère politique, dans les conseils d’administrations, ou encore au sein de la haute fonction publique. On sait par ailleurs que les discriminations continuent de sévir, notamment en milieux scolaires, au détriment des catégories populaires et singulièrement, au détriment des jeunes femmes qui en sont issues.
Les revendications d’hier sont toujours bien présentes, le temps n’a fait que modifier certains paramètres ; le combat de Madeleine Pelletier est donc à poursuivre. C’est ce à quoi la LDH s’emploie quotidiennement, faisant siennes ses aspirations pour l’égalité, pour la cause des femmes, pour leur dignité. Cela passe évidemment par le refus des violences sexistes, des discriminations, par la défense des centres d’interruptions volontaires de grossesse, d’autant plus menacés qu’ils le sont sournoisement.
Dans l’esprit de chaque militant, chaque militante, Madeleine reste bien présente, elle a su par son engagement persévérant, tisser un lien entre le 20e siècle et le 21e siècle. C’est en ayant à l’esprit le vers de Friedrich Hölderlin « là où est le danger, là est ce qui sauve » que nous pensons à elle. Car elle en est l’incarnation faite femme, elle dont la vie fut un parcours de l’ombre vers la lumière.
Gislhaine Rivet, membre du Bureau national de la LDH et responsable du groupe de travail LDH « Santé et bioéthique »

20 juin 2011

Enseigner le genre : contre une censure archaïque

Une pétition de l’Institut Emilie du Châtelet signée par la LDH
Dans une lettre ouverte en date du 31 mai, Christine Boutin vient de s’adresser à Luc Chatel pour que celui-ci fasse retirer des manuels de SVT des classes de première L et ES ce qu’elle considère être « un enseignement directement et explicitement inspiré de la théorie du genre ». En fait, ces manuels, conformes aux programmes sortis sans remous en septembre 2010, rappellent essentiellement que « les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel ont une influence majeure sur le comportement sexuel humain » et « que si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle, elle, fait partie de la sphère privée »

De toute évidence, en agissant ainsi, la présidente du parti chrétien-démocrate relaie le lobby des Associations familiales catholiques et une fois de plus, elle se fait la porte – parole du Vatican qui ne cesse de marteler son hostilité aux études de genre. Elle se fait également l’écho de tous ceux qui, comme elle, continuent de lutter contre l’avortement et veulent instrumentaliser l’école pour médiatiser leur croisade contre l’homosexualité.

L’institut Emilie du Châtelet dont les recherches contribuent au développement et à la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre a lancé une pétition pour protester contre cette tentative de censure. La LDH en tant que telle l’a signée et nous invitons à le faire à titre individuel.

Pour en savoir plus lire la tribune parue dans le Monde.fr

Cliquer ici pour soutenir et signer la pétition de l’Institut Emilie du Châtelet

3 juin 2011

A quand la levée des réserves à la CEDAW ?

La FIDH lance un appel au gouvernement tunisien de transition pour qu’il démontre son engagement concret en faveur de l’égalité des droits, en levant l’ensemble des réserves émises à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

Lire la suite

8 mai 2011

Pas de démocratie sans égalité entre les femmes et les hommes

Appel de soutien et de solidarité euroméditerranéenne
Pas de démocratie sans égalité entre les femmes et les hommes



15. avril: A Tunis et au Caire, des femmes et des hommes de tous âges et de tous bords se sont levés pour exiger la liberté, la dignité, la justice et la démocratie.Cette révolte des peuples a fait chuter des régimes dictatoriaux, en place depuis des décennies et réputés inamovibles. Elle a prouvé au monde entier la possibilité du changement et suscité un immense espoir de progrès démocratique dans la région.

Les femmes, autant que les hommes, ont joué et jouent un rôle majeur dans ce processus. Sachant que la démocratie ne peut être qu’égalitaire, il est fondamental que les femmes bénéficient d’une citoyenneté pleine et entière, dans la loi et face à la loi . Les droits des femmes sont partie intégrante des droits humains, indivisibles et universels. Dans toutes les sociétés, l’égalité entre les femmes et les hommes ne peut se concevoir que par la sécularisation du droit et la prééminence absolue des droits humains universels sur toute considération culturelle ou religieuse.

Nous appelons les pays euro-Méditerranéens, tous signataires de la Convention pour l’élimination de toutes formes de discrimination envers les femmes (CEDAW), à assurer la citoyenneté pleine et entière des femmes de cette région, sans aucune discrimination. Elles doivent participer, autant que les hommes, aux constructions constitutionnelles, aux instances parlementaires et dirigeantes, et se voir garantir l’effectivité des leurs droits. C’est pourquoi nous appelons les Etats à adopter les mesures visant à garantir l’égalité, promouvoir la parité et protéger les femmes contre toutes les formes de violence contre l’intégrité physique des femmes. Nous dénonçons toutes les formes de répression des mouvements de contestation qui ont entraîné des arrestations, des violences, des viols et des morts par milliers.

Nous appelons l’Union européenne et les gouvernements européens dont certains ont soutenu et continuent à soutenir les régimes dictatoriaux et corrompus de la région, à mettre en œuvre des politiques respectueuses de la démocratie et des droits fondamentaux, tant dans les accords bilatéraux que multilatéraux, et à encourager les processus de démocratisation dans l’intérêt commun de toute la région.

Nous appelons toutes les forces démocratiques du Sud et du Nord à exprimer leur solidarité avec les révolutions en cours en Tunisie et en Egypte, ainsi qu’avec les mouvements des peuples portés par la jeunesse dans les autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Nous soutenons leur lutte pour la dignité, l’égalité, la liberté, la justice et la démocratie, pour rendre ces changements irréversibles et pour concrétiser les aspirations des peuples de la région.

Nous appelons surtout les jeunes, premier-e-s acteurs et actrices de ces révolutions, à construire ensemble de nouvelles sociétés, en imposant le respect intégral du droit et de l’égalité .

Kamel Jendoubi
Président
Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme


‎نداء للتضامن والدعم الأورومتوسطي
‎لا دممر ا رطم دون مساوا يمن الراا والنساء

‎في تونس و القاىرة ، نيض الرجال و النساء من جميع الأعمار وجميع الفئات لممطالبة بالحرية والك ا رمة والعدالة
‎والديمق ا رطية. أدت ثو ا رت ىذين الشعبين لسقوط نظامين ديكتاتوريين استم ا ر لعقود اعتب ا ر لايمكن المس بيما . أثبتت ىاتين
‎الثورتين إمكانية التغيير وولدت آمال ىائمة لتحقيق التقدم الديمق ا رطي في المنطقة.
‎لعب النساء و الرجال و ما ا زلوا يمعبون دو ا رً رئيسياً في ىذه العممية. حيث أن الديمق ا رطية لا يمكن الا أن تستند عمى
‎المساواة. إنو من الأساسي أن تتمتع النساء بالم واطنة الكاممة في القانون و أمام القانون. تشكل حقوق النساء جزءاً أساسياً
‎من حقوق الإنسان العالمية غير القابمة لمتجزئة . في جميع المجتمعات لا يمكن تحقيق المساواة بين الرجال و النساء
‎دون عممنة القانون و اعطاء الأولوية المطمقة لحقوق الانسان العالمية عمى جميع الاعتبا ا رت الثقافية و الدينية.
‎نحن ندعو البمدان الأورومتوسطية الموقعة عمى إتفاقية القضاء عمى جميع أشكال التمييز ضد الم أ رة لضمان المواطنة
‎الكاممة لمنساء في ىذه المنطقة ، دون أي تمييز. يجب أن تشارك النساء ، بقدر مشاركة الرجال ، في التشكيلات الدستورية
‎وفي الييئات البرلمانية والقيادية ، وأن تضمن حقوقين بشكل فعال . ولذلك فإننا ندعو الدول لتبني تدابير لضمان وتعزيز
‎المساواة وحماية النساء من جميع أشكال العنف ضد السلامة الجسدية لمنساء ونحن ندين جميع أشكال القمع للاحتجاجات
‎التي أدت إلى الاعتقالات و الإنتياكات والعنف وفاة الآلاف.
‎كما و ندعو الاتحاد الأوروبي و الحكومات الأوروبية التي دعمت وتواصل دعم الأنظمة الديكتاتورية والفاسدة في المنطقة
‎لتنفيذ السياسات التي تحترم الديمق ا رطية والحقوق الأساسية في الاتفاقيات الثنائية والمتعددة الأط ا رف ، وتشجيع عممية
‎التحول الديمق ا رطي لصالح المصالح المشتركة لممنطقة .
‎و ندعو جميع القوى الديمق ا رطية في الجنوب والشمال لمتعبير عن تضامنيم مع الثو ا رت المستمرة في تونس ومصر، ومع
‎التحركات الشعبية التي يقوم بيا الشباب في بمدان أخرى في المغرب اولشرق الأوسط. ونحن نؤيد نضالو من أجل الك ا رمة
‎اولحرية والمساواة والعدالة والديمق ا رطية ، لضمان عدم الرجوع عن ىذه التغي ا رت وتحقيق تطمعات شعوب المنطقة .
‎و ندعو الشباب القوة المحركة ليذه الثو ا رت بشكل خاص لنبني معا المجتمعات الجديدة من خلال فرض الاحت ا رم الكامل
‎لمقانون والمساواة .
‎كمال الجندوبي
‎الرئيس



‎كمال الجندوبي
‎الرئيس
‎الشبكة الأورو متوسطية لحقوق الإنسان



A call for Euro-Mediterranean support and solidarity
No democracy without equality between men and women

In Tunis and in Cairo, women and men of all ages and from all walks of life rose to demand freedom, dignity, justice and democracy. This people’s revolt brought down the dictatorial regimes that were in place for decades and that were considered as untouchable. It proved to the whole world that change is possible, and generated a great hope for democratic advance in the region.
Women, as much as men, played and are playing a key role in this process. Since democracy can only be based on equality, it is fundamental that women enjoy full citizenship in the law and before the law. Women's rights are an integral part of indivisible and universal human rights. In all societies, equality between men and women cannot be achieved but by the secularization of law and the absolute priority of universal human rights before all cultural or religious consideration.
We call on the Euro-Mediterranean countries, which all signed the convention of elimination of all forms of discrimination against women (CEDAW), to guarantee full citizenship of women in this region, without any discrimination. Women must participate, as much as men, in the constitutional constructions, in parliamentary and leadership bodies, and their rights must be effectively guaranteed. We therefore call upon the states to adopt measures that guarantee and promote equality and protect women against all forms of violence against the physical integrity of women. We denounce all forms of repression of protests that led to arrests, violence, violation and death of thousands.
We call on the European Union and the European governments, which have supported and continue to support the dictatorial and corrupt regimes of the region, to implement policies that respect democracy and fundamental rights, in bilateral as well as in multilateral agreements , and to encourage the process of democratization in the common interest of the entire region.
We call upon all democratic forces in the south and in the north to express their solidarity with the ongoing revolutions in Tunisia and in Egypt, as well as with the popular movements led by the youth in other countries of the Maghreb and the Middle East. We support their struggle for dignity, equality, freedom, justice and democracy to ensure the irreversibility of these changes and to meet the aspirations of the people of the region.
We call upon the youth in particular, the first driving force of these revolutions, to build together new societies by imposing the full respect of the law and equality.

Kamel Jendoubi
President
Euro-Mediterranean Human Rights Network

28 mars 2011

Cherche prof en prépa - Femme et mère s'abstenir

Le problème avec les femmes, c'est qu'elles tombent enceintes. Après elles s'occupent de leurs enfants et sont moins disponibles pour le boulot. Heureusement que le mari travaille... On croyait ce discours révolu. Pas dans l'Education nationale: une inspectrice vient de le servir à une prof consternée.

Voir la suite ..

1 févr. 2009

Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous.

Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous.

La pétition du Planning familial a été signée par la LDH :
http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective. Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.

L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles, Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition !

http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/

5 mars 2008

Journée internationale de luttes des femmes pour leurs droits

Le 8 mars 2008 se situe dans un contexte politique très inquiétant de remise en cause des droits des femmes et de leurs acquis, partout, en Europe et dans le monde. Les revendications concernant les droits des femmes participent des droits humains fondamentaux sans lesquels aucune société ne peut être considérée comme juste, égalitaire et démocratique. Comme chaque année à cette date, nous rendrons visible la force de notre solidarité avec toutes les femmes de France et des autres pays dans lesquels elles sont en butte aux discriminations et aux violences.

NOUS NE VOULONS PLUS SUBIR

Dans la sphère privée comme publique :
* Les violences conjugales à cause desquelles, en France, une femme meurt tous les trois jours !.;
* Les viols : 48 000 femmes sont violées chaque année en France ;
* Les mariages forcés, mutilations sexuelles, et diverses formes d'esclavage comme la prostitution ;

Dans le monde du travail, les inégalités professionnelles entre les femmes et hommes qui s'aggravent et le Code du travail qui est peu à peu démantelé. Les femmes représentent :
* 80 % des salariés pauvres (payées en dessous du Smic) ;
* 57 % des chômeurs et chômeuses non indemnisé-es inscrit-es à l'ANPE ;
* 83 % des emplois à temps partiel, la plupart imposés et avec des horaires flexibles ;
* 60 % des emplois aidés ou en CDD...

Dans le monde politique ;
* La sous-représenation des femmes dans les instances politiques malgrè la loi sur la parité.

NOUS LUTTONS POUR

* L'adoption et la mise en oeuvre de la loi cadre contre les violences proposée par le CNDF ;
* L'application du droit à l'avortement reconnu par la loi ; l'arrêt des tentatives de criminaliser l'IVG en accordant un statut juridique à l'embryon par l'inscription à l'Etat civil d'un foetus quel que soit son stade de développement ;
* Le remboursement par la Sécurité Sociale de tous les moyens de contraception ;
* Un emploi stable à plein temps pour celles qui le souhaitent ; l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes ; l'augmentation du pouvoir d'achat ; l'arrêt de la remise en cause du Code du travail ;
* Le droit à un logement décent avec un loyer accessible ; l'application de la loi de réquisition ;
* Un service public de la petite enfance ; la gratuité et le développement des crèches ;
* La cessation des rafles et des enfermements en centres de rétention dont sont victimes de nombreuses femmes immigrées ; un statut d'autonomie pour les femmes migrantes et le droit d'asile pour les femmes persécutées dans leurs pays ; la régularisation des sans-papières ;
* La liberté de choisir sa sexualité ;
* La défense de la laïcité, contre l'ingérence du religieux dans le politique, contre tous les intégrismes religieux ;
* Le règlement pacifique des conflits avec une place prépondérante pour les femmes et leurs associations dans les processus de paix.

La solidarité avec les femmes du monde entier est notre force !

Premières signatures : Marche Mondiale des Femmes France, Collectif National Droits des Femmes, CADAC, Collectif féministe 'Ruptures', Ligue des droits de l'Homme (LDH), Femmes Solidaires, Chiennes de Garde, La Meute, Encore Féministes, Coordination Femmes Egalité, Coordination Lesbiennes en France, ACTIT, Comité des Femmes Kurde a Paris, UFCS......

Parti Communiste Francais.....

3 mars 2008

Médecins du Monde auprès des femmes victimes de violences

Une urgence politique et un défi de santé publique

Qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou institutionnelles, les violences faites aux femmes constituent une violation des droits humains fondamentaux. Dans le monde, au moins 1 femme sur 3 a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels, ou a subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie. La violence est la principale cause de décès ou d’incapacité pour les femmes âgées de 15 à 44 ans.

Lire la suite : http://www.medecinsdumonde.org/fr/presse/dossiers_de_presse/medecins_du_monde_aupres_des_femmes_victimes_de_violences_mars_2008

14 févr. 2008

Femmes, étrangers : des causes concurrentes ?

Opposer le droit des femmes et le droit des étrangers c’est prendre prétexte des caractéristiques ou des situations des personnes pour restreindre des droits normalement attachés à l’ensemble des individus. Les luttes contre les discriminations en raison du sexe ou de la nationalité partagent les mêmes fondements. Pour qu’elles se rejoignent, il faut déconstruire la rhétorique actuelle opposant défense des droits des étrangers et défense des droits des femmes.



Lire : http://www.gisti.org/spip.php?rubrique8