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11 juil. 2007

Ldh section de Cayenne

Jeunes diplômés dans l'impasse faute de papiers français


Sur le s jeunes diplômés sans papier : la plupart sont des "noirs marrons " nés au Surinam et entrés très jeunes sur le territoire et tout à fait dans les clous ; depuis cet article quelques uns ont récupéré un titre de séjour qui est daté de novembre 2006 !
Des milliers de jeunes sont dans cette situation : ils sont considérés comme clandestins depuis des années alors que c'est une population culturellemen nomade et transfrontalière ; beaucoup se sont réfugiés du côté français il y a 20 ans lors d e la guerre civile du Surinam où leurs village s ont été détruits ; même ceux qui sont nés en France n'arrivent pas à obtenir leur certificat de nationalité auprès du tribunal .
Meme si le resf n'est pas cité dans l'article les miltants qui intervienennt dans les lycées ont rencontré beaucoup de ces cas.

merci
nicole launey
section LDH de Cayenne

22 juin 2007

Ligue des Droits de l'Homme - section de Cayenne

Désolé d'interrompre votre repos, mais il me semble qu'on parle beaucoup de suicide dans les sections suite à des rapports impossibles entre les citoyens et les représentants de l'Etat de notre pays !

Les citoyens sont prêts à informer et solliciter démocratiquement les instances représentatives du pouvoir sans aucun résultat et souvent du mépris. barz.

Message : Ligue des droits de l'Homme - Section de Cayenne

Nous saluons la mémoire du jeune Wayana Khumalé Pleike qui représentait les instances coutumières au Conseil d'administration au Parc national, à la demande du Gran Man Amaïpoti Twenke et des chefs coutumiers du Maroni. Il avait plusieurs fois interpelé Nelly Ollin, Ministre de l'Environnement, et avait rencontré François Bayrou lors de son passage en Guyane, pour rappeler à tous le sort de peuple abandonné. Khumalé Pleike avait 28 ans. Comme des dizaines des siens, il s'est suicidé.

19 juin 2007

Etat policier

From: Yazmin Menanteau
To: Didier Terrière
Sent: Monday, June 18, 2007 9:03 PM

Très chers amis, camarades, frères et sœurs,

Le jeudi 21 vous ne me verrez pas au tribunal pour soutenir Emmanuel, en revanche notre vice présidente Delphine Laborde, accompagnée de Didier Terrière, responsable régional de la LDH d'Aquitaine auront le plaisir de vous voir.

Je suis actuellement à la clinique Maylis à Narrosse. Suite à l'agression dont j'ai été victime de la part d'une policière, je suis restée terriblement choquée.

J'ai donc décidé de mourir, j'ai seulement regretté de ne pas avoir du champagne !

J'ai été conduite au service des urgences de l'hôpital. ...

... J'ai vécu jusqu'ici avec le syndrome du survivant et j'ai assumé cela en ayant confiance en l'être humain, en l'amour, l'amitié et le partage des biens et des idées.

Contradictoire non ? Pourquoi alors donner un terme à cette belle philosophie de vie ?

Peut être parce que savoir terminer sa vie c'est aussi une belle philosophie. ...


Mon N° de chambre est le 14, les visites se font l’après midi y compris le week-end et mon N° de tél : 05 .58.56.41.68


Je vous embrasse fort.



Yazmin

Soutien à Emmanuel Klein

Emmanuel Klein membre de la Ligue des Droits de l’Homme de Dax, est poursuivi pour « outrage à agent », à la suite d’une plainte de la Police Municipale de Dax. Quelques mots sans portée réelle ont suffit à lancer des poursuites à l’encontre d’Emmanuel, bien connu à Dax comme défenseur des sans logis.



http://www.ldh-dax.org/Dax-Solidarite.html



LDH Dax
Web : ldh-dax
Mail : webmaster@ldh-dax.org
"La vérité est aussi difficile à nier qu'à cacher"

13 juin 2007

Désobéir à la loi, dans une démocratie

Il y a un siècle, Gandhi instaurait un mode de résistance non-violent : la désobéissance civile. Aujourd’hui, cette forme de protestation collective connaît une recrudescence en France : contre les cultures d’OGM, contre les expulsions de sans-papiers, contre le fichage génétique, pour le droit au logement, contre le secret professionnel « partagé », contre le fichage des enfants... Des formes d’action qui révèlent que justice et légitimité ne sont pas toujours synonymes de légalité.

Voir le site de LDH-Toulon

2 juin 2007

L’Etat répressif en place à Dax

L’Etat répressif en place à Dax
La présidente de la section de la LDH de Dax est agressée par une policière

jeudi 31 mai 2007 par Webmaster LDH Dax

Lundi de la pentecôte. Témoin d’une intervention musclée d’une patrouille de police en action, Yazmin Menanteau, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme de Dax est violentée, insultée puis expulsée du commissariat par une « représentante de l’ordre » .

Yazmin Menanteau :
Lundi 28 mai vers 16 heures je fais mes courses au centre Leclerc de Dax. En sortant du supermarché vers 16H30, j’aperçois sur le parking une voiture de police, portes ouvertes et une policière qui porte à la main une sorte d’extincteur rouge. Je m’avance et je vois quatre policiers entourant des SDF que j’ai connus pendant le mouvement des Don Quichotte. Je m’approche avec mon chariot et je demande ce qu’il se passe. La représentante de l’ordre me répond : « dégagez » « vous n’avez rien à faire ici » Je lui signifie que je souhaite savoir ce qu’on leur reproche. Un policier m’explique vaguement qu’il n’y a pas de problème. Ils prennent leur voiture et ils partent.

Je demande aux quatre SDF le pourquoi de cette intervention de la police. Il est 17 heures quand une grande averse s’abat sur nous. Pour nous abriter les SDF me font entrer dans un hangar à l’abandon situé à proximité. Ils ferment la porte avec une petite ficelle. Je leur pose des questions et surtout je leur fais un peu « la morale » en leur disant d’éviter toute altercation ou provocation, de rester calme et discrets afin de ne pas être importuné. Cinq minutes passent, lorsque soudain la même patrouille de police force la porte avec violence, des cris, des coups, c’est un passage à tabac en bonne et due forme. Les policiers sont surpris de ma présence mais cela n’empêche pas leur collègue de me violenter tout en me tutoyant « je sais qui tu es AJTMINE ! Tu n’a rien à faire ici, dégage, sort d’ici ! » Elle me moleste, me tord le bras, la main, m’agrippe le cou… Elle essaye de prendre mon sac et mon porte documents et elle fini par jeter mon chariot dehors et, moi avec... J’assiste impuissante et en état de choc à l’arrestation de Fernando, un jeune SDF espagnol.

Je décide d’aller au commissariat pour porter plainte, contre cette femme membre de la police nationale, pour insultes et agression physique. Arrivée à l’Hôtel de Police, après moult difficultés, je suis accueillie par un policier et je constate l’absence de la patrouille et... de Fernando. Dix minutes plus tard je vois Fernando, les yeux hagards, assommé, menotté, emmené manu militari à l’intérieur du commissariat. Fernando ne répond pas à mon appel. Pendant que les policiers « accompagnent Fernando » la policière m’interpelle :
« Que faites vous encore ici ? » « Je viens porter plainte, car vous vous m’avez agressé [oui répond elle] vous m’avez insulté [oui, dit elle de nouveau] vous m’avez menacé » « Oui et alors ??? » « Alors madame, en tant que citoyenne je souhaite faire une déposition » « Vous commencez à m’énerver sérieusement j’appelle l’OPJ ». Les cinq policiers présents s’enferment dans un bureau et je reste seule au comptoir de l’accueil. Deux dames arrivent à ce moment là. Nous attendons une dizaine de minutes. La policière sort du bureau avec un grand sourire pour me dire qu’il faudra revenir « demain matin » « aujourd’hui on ne travaille pas ». Je comprends alors qu’il n’y a pas d’officier de police judiciaire de permanence au commissariat de Dax. « Vous n’avez qu’à dégager, sinon c’est moi qui vous sort d’ici » Elle quitte le comptoir d’accueil et me pousse avec force vers l’extérieur. J’essaie de me tenir à la porte mais elle réussi à m’expulser en me disant, « ici ce n’est ne pas un hôtel AJTMINE ! » Elle répétait sans cesse mon prénom de façon déformée, méprisante et lourde de connotation. Si elle connaissait mon prénom, elle savait donc que j’étais la présidente de la Ligue des Droits de l’Homme de Dax.

Je prends ma voiture, je suis en état de choc. J’ai mal aux bras, aux doigts, aux cervicales et le côté droit de mon corps me fait souffrir. Quelques heures plus tard, je me présente aux urgences de l’hôpital de Dax qui établi mon état de santé avec certificat et radiographies à l’appui. Mardi 29 mars, je me présente également chez mon médecin traitant qui constate mon état physique et moral, il appelle Monsieur le Procureur de la République qui me reçoit immédiatement. Je suis une citoyenne qui n’est pas indifférente aux problèmes de mes semblables. De plus je suis une militante humaniste et pacifique, présidente de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Dax. Par conséquent, le fait d’avoir été agressé, insulté et menacé par une fonctionnaire de la République me scandalise et demande toute notre attention et notre vigilance sur des pratiques contraires aux principes du respect des droits de l’homme et du citoyen »

Pourquoi cette attitude agressive ??? Pourquoi ces propos déplacés et méprisants de la part d’une fonctionnaire de police ? Cette femme membre des forces de l’ordre n’est elle pas au service de la République ??? A t’elle oublié Le Code de Déontologie de la Police Nationale qui spécifie : "La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique. Cette force est instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée". L’article 7 alinéa 2 du Code de Déontologie de la Police Nationale énonce : " Placé au service du public, le fonctionnaire de police se comporte envers celui-ci d’une manière exemplaire" Vis à vis du public : "Le policier doit être impartial, rigoureux, technique ; en un mot professionnel, mais cela n’exclut pas de prendre en compte les aspects humains. Précisément, la maîtrise des émotions ne doit pas le conduire à agir comme un automate : une telle attitude serait néfaste".

28 mai 2007

Section de Dax : Lettre ouverte à Brice Hortefeux, ministre de l'immigration

Lettre ouverte ACAT France – ADDE - AMNESTY International – ANAFE - CIMADE – GISTI – LDH – MRAP – Syndicat des avocats de France (SAF) – Syndicat de la Magistrature (SM)

La France condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme parce qu’elle ne respecte pas ses obligations en matière de droit à des recours suspensifs.

Monsieur le ministre,

Vous vous êtes rendu samedi à la zone d'attente des personnes en instance (ZAPI) de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy. Nous nous réjouissons de l’intérêt que vous manifestez ainsi pour les lieux où des étrangers sont maintenus dans l’attente d’être admis sur le territoire français, ou, ce qui est plus souvent le cas, d’être refoulés.

Il se trouve justement que, le 26 avril 2007, dans une décision rendue à l'unanimité, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine, en exigeant que les personnes susceptibles de voir leur vie ou leur intégrité menacée aient « accès à un recours de plein droit suspensif »

Si la France est aujourd’hui condamnée par la CEDH concernant la procédure d’asile à la frontière, considérablement durcie ces dernières années, cette condamnation va bien au-delà.

En effet, la France ne peut plus continuer à violer comme elle le fait les droits fondamentaux inscrits dans la Convention européenne des droits de l’homme qu’elle a ratifiée, tels que le droit à la vie (article 2 de la Convention), le droit à ne pas subir de tortures ou de traitements inhumains ou dégradants (article 3), mais également le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8).

Depuis maintenant une quinzaine de jours, des juges des libertés et de la détention du Tribunal de grande instance de Bobigny et de Créteil (compétents pour l'aéroport de Roissy et d’Orly et leurs zones d'attente) tirent les conséquences de l’arrêt de la Cour européenne : ils constatent que la législation française n’est pas conforme et refusent de voir violée plus longtemps la Convention européenne. Ils rejettent donc les demandes de prolongation de maintien en zone d'attente et les étrangers demandeurs d'asile qui comparaissent devant eux sont admis sur le territoire français afin que leur demande de protection soit examinée selon la procédure normale.

Le RESF40, le comité de soutien du quartier du Peyrouat et les parents d'élèves de l'école du Peyrouat de Mont de Marsan appellent tous ses membres et amis à un rassemblement lors d'un pique-nique solidaire.

Lundi 28 mai à partir de 18H00, place de la mairie à Mont de Marsan.

En famille, avec vos amis, habillés d'un tee-shirt de couleur blanc, bleu ou rose et munis d'un morceau de tissu pour construire l'immense "toile de la solidarité".

Les sections de la LDH de Mont de Marsan et de Dax sont solidaires des familles menacées d'expulsion et participent au rassemblement. Car il faut soutenir Irina, Makariy et leurs parents, comme il faut soutenir tous les autres enfants, tous les autres parents et toutes les personnes isolées soumis à la même menace !

LDH Dax
Web : http://www.ldh-dax.org/
Mail : liguedesdroitsdelhomme@ldh-dax.org
"La vérité est aussi difficile à nier qu'à cacher"