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26 juin 2011

L’Adimad-OAS à l’honneur

Amnistiés sous de Gaulle, réhabilités sous François Mitterrand, indemnisés sous Jacques Chirac, les anciens activistes de l’OAS vont-ils être honorés sous Nicolas Sarkozy ?

Voir le site Ldh-Toulon

23 avr. 2011

L’éloge des putschistes d’Alger d’avril 1961 : une insulte à la République

Communiqué de la LDH

Le 23 avril, à Nice, des associations appellent, sur la voie publique, à une cérémonie d’hommage aux auteurs du putsch d’Alger qui, il y a cinquante ans, avaient retourné leurs armes contre les institutions de la République.
Le même jour, elles organisent une réunion publique dont l’objectif est de chanter les louanges de l’OAS qui, en refusant le cessez-le-feu destiné à mettre fin à la guerre d’Algérie et approuvé massivement par le peuple français, a ouvert le feu sur des militaires français et organisé des attentats terroristes aveugles qui ont fait de nombreuses victimes civiles parmi les Algériens.

Ces associations qui se réclament des rapatriés d’Algérie reprennent en réalité un discours idéologique faisant l’éloge de la colonisation. Elles instrumentalisent leurs douleurs au profit de forces politiques d’extrême droite, très actives dans cette région.

C’est pour y réagir que la section niçoise de la Ligue des droits de l’Homme a pris l’initiative de la création d’un collectif d’associations républicaines, et appelle le 20 avril à une réunion publique sur le thème « Alger 1961, un soulèvement contre la République ». Elle renouvelle sa demande aux autorités compétentes pour que le monument à Roger Degueldre, chef des commandos Delta de l’OAS en 1961 à Alger, condamné par la justice française pour de multiples assassinats, soit retiré du jardin Alsace-Lorraine où il est présent depuis février 1973.

La Ligue des droits de l’Homme invite sur ces sujets à un travail serein de reconnaissance et d’histoire. Elle appelle tous les citoyens attachés à la démocratie à réagir à ces manipulations de la mémoire par un sursaut de défense des valeurs républicaines.

Paris, le 18 avril 2011.

9 avr. 2011

Un conseiller de l’Elysée reprend l’argumentaire du FN sur le référendum

Maxime Tandonnet, conseiller intérieur et immigration à l’Elysée, a écrit récemment sur son blog une note qui n’est pas passée inaperçue à l’extrême droite.

Dans ce texte titré “Le garrot”, M. Tandonnet reprend purement et simplement l’analyse que fait le FN du “frein” que constitueraient le bloc de constitutionnalité ainsi que les traités européens.

Voilà ce que nous expliquions à ce sujet dans un article (“le FN est-il devenu un parti comme les autres ?”) paru dans Le Monde daté du 30 mars :

“Qu’il s’agisse de la préférence nationale ou du rétablissement de la peine de mort, le FN récuse ce que Louis Aliot [numéro 2 du FN] nomme « la contestation du pouvoir dans la République par des moyens détournés ». Comprendre les obstacles constitutionnels et de droit européen.

Pour appliquer leur programme, Marine Le Pen et ses proches misent sur le référendum. Il s’agit d’opposer ainsi la légitimité populaire à celle du juge constitutionnel. Pour Sylvain Crépon [sociologue, spécialiste du FN], c’est là un vrai marqueur d’extrême droite. « Cette dernière a toujours mis en avant la démocratie plébiscitaire, par défiance envers la représentation électorale. »”

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28 mars 2011

Cantonales : dernier avertissement avant le séisme

Communiqué LDH

Les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011 n’ont hélas fait que confirmer le diagnostic que chacun pouvait porter depuis des mois sur l’état de la démocratie dans notre pays.
Le niveau d’abstention extrêmement élevé, qui ne s’explique pas seulement par l’absence de « couplage » avec un scrutin plus mobilisateur, la progression spectaculaire, d’un tour à l’autre, du vote pour le Front national, que le très faible nombre d’élus portant une étiquette explicite d’extrême droite ne saurait masquer, ne peuvent surprendre car ils confirment la dangereuse amplification d’une crise profonde de confiance dans le politique.

Les gouvernants actuels paient doublement le prix de cette régression démocratique, à la fois parce qu’être au pouvoir expose plus au rejet et parce que Nicolas Sarkozy, qui a construit sa carrière politique sur la récupération électorale du lepénisme, fait l’inévitable expérience de la réversibilité des vases communicants. Mais ce serait commettre une terrible erreur que de voir dans la majorité de 2007 la seule victime d’un désaveu massif.

Il suffit de comparer non les pourcentages mais les nombres de voix obtenus d’une élection à l’autre pour comprendre que gagner une élection ne se réduit pas à perdre un peu moins que ses adversaires. Au royaume des aveugles… Et que des dirigeants de l’opposition puissent expliquer, sans paraître mesurer la terrible part d’autocritique que comporte cette analyse, que ce qui fait monter le Front national est d’abord une demande exaspérée de justice sociale, montre assez ce que le succès des uns doit à la faible crédibilité des autres. On sait, depuis 2002, où mène la sous-estimation de ce danger. En revanche, contrairement aux apparences anesthésiques des sondages, nul ne peut savoir aujourd’hui avec certitude qui en sera la prochaine victime.

On ne sort d’une crise sociale et politique que soit par la solidarité et le recul des inégalités, soit par la chasse aux boucs émissaires. Deux alternatives à l’actuelle majorité peuvent incarner ce choix dans les mois qui viennent. Encore faut-il que la question centrale mise en débat soit non pas le choix d’un prétendant au trône mais le refus de la monarchie élective, non pas la concurrence des plans de carrière de quelques candidats mais le contenu des choix que devront faire 40 millions d’électeurs pour décider eux-mêmes de leur avenir.

Réhabiliter le politique est une urgence. Que chacun assume sans tarder ses responsabilités, à la mesure du décalage entre attentes et désabusement.

Paris, le 28 mars 2011.

30 juin 2009

Hénin-Beaumont : 100 % contre Le Pen

Communiqué de la LDH 

Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, quatorze ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d’Hénin-Beaumont a le goût amer du déjà-vu. 
Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, quatorze ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d’Hénin-Beaumont a le goût amer du déjà-vu. Image affligeante du politique, ajout d’une division suicidaire au dégoût devant la corruption : nous ne pouvons pas assister à ce spectacle mortifère en détournant les yeux.

Au lendemain d’un premier tour catastrophique, la LDH appelle solennellement à l’unité républicaine contre l’extrême droite, sans délais ni prétextes.

La responsabilité de chacune des deux listes qui peuvent fusionner est à la hauteur de l’enjeu. Relancer l’extrême droite en pleine crise sociale serait la pire des fautes morales et politiques. Il est encore temps de ne pas la commettre.

Paris, le 29 juin 2009

Voir : http://www.ldh-france.org/Henin-Beaumont-100-contre-Le-Pen