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10 juin 2013

ESP/Dos informes denuncian malos tratos en los CIE


Centros de Internamiento de Extranjeros
Dos informes denuncian malos tratos en los CIE
El limbo legal de los CIE es una de las claves de los casos de tortura y malos tratos detectados por varias organizaciones.
Ana Álvarez. Redacción
DIAGONAL 20/05/13 · 16:50
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17 personas fueron agredidas por agentes de policía cuando se encontraban internas en alguno de los CIE del Estado español, y una persona falleció por falta de atención médica. Esto es lo que refleja el informe sobre la tortura presentado por la Coordinadora para la Preven­ción y Denuncia de la Tortura. Este informe no es el primero en constatar la violación de derechos dentro de estos centros. El Comité Europeo para la Prevención de la Tortura y de las Penas o Tratos Inhumanos o Degradantes (CPT) denunció en abril en su informe la reiteración de malos tratos e insultos racistas en los CIE y pidió al Gobierno que se revisasen las condiciones de estos lugares para asegurar que “responden a un ambiente menos restrictivo”, porque “no deberían funcionar como prisiones”.
¿Centros con rejas en las ventanas no deberían funcionar como prisiones? Aquí se halla una de las paradojas: la legislación dice que los CIE son “centros de carácter no penitenciario”. Dicho eufemismo, en palabras de Eduardo Gómez, abogado de la Asociación de Sin Papeles de Madrid, “se utiliza para salvar el ‘pequeño’ problema jurídico que supone para un Estado de derecho privar de libertad a una persona que no ha cometido delito alguno”. Carecer de permiso de residencia es una falta de carácter administrativo, por lo que no puede decretarse una medida penal como el encarcelamiento.
Dentro de los CIE, el director de cada centro ejerce un poder omnímodo. Depende del Ministerio de Interior, pero no de la Dirección General de Instituciones Penitencia­rias sino de la Dirección General de la Policía. Eso se traduce en que el personal que custodia a los internos no está compuesto por funcionarios especializados, como en el caso de los centros penitenciarios, sino por agentes de policía, acostumbrados y formados para tratar con delincuentes. Por eso el CPT incluye entre sus recomendaciones la necesidad de formación del personal que atiende estos centros, recuerda al Gobierno que todo interno que presente lesiones debe ser reconocido por un facultativo que analice si son compatibles con un posible abuso de autoridad, recuerda a los policías que “toda forma de malos tratos a los detenidos es inaceptable, y que será sancionada duramente” y pide al Ministerio de Interior que adopte otras medidas como reducir el hacinamiento en los centros, revisar la provisión de comida, las condiciones de higiene o la asistencia sanitaria. La respuesta del Ministerio del Interior ha sido justificar la existencia de “elementos de contención pasiva”, como las rejas, en base a la prevención de fugas y a que parte de las personas internas tiene antecedentes penales. Pueblos Unidos, en su informe sobre el CIE de Aluche (Madrid) de 2012 reseña que sólo un 27% de las personas visitadas tenía antecedentes penales.
En agosto de 2012, el Grupo de Trabajo sobre la Detención Arbitraria del Consejo de Derechos Humanos de las Naciones Unidas consideró que la privación de libertad cautelar en el CIE de Aluche de uno de los internos, Adnam el Hadj, sin papeles de origen marroquí y solicitante de asilo en España, había sido arbitraria y discriminatoria por razón del origen nacional y étnico de la víctima. Y en consecuencia, recomendó que el Gobierno reparase el daño causado a la víctima. La Policía Nacional respondió procediendo a la expulsión inminente de el Hadj, sin permitirle asistencia médica, jurídica ni judicial.
Diversas organizaciones enfocadas en la defensa de los Derechos Humanos dentro del Estado también están trabajando en la denuncia de los CIE. Una de las iniciativas más destacadas es la Campaña por el Cierre de los Centros de Internamiento de Extranjeros (CIEs No). El 9 de mayo presentaban en Madrid el informe ¿Cuál es el delito?, en el que se recogen los casos de malos tratos denunciados por las personas encerradas en el CIE de Zapadores (Valencia). Para denunciar lo que ocurre en el interior de los CIEs también se ha creado el blog carcelesracistas.org, que intenta dar a conocer las historias de tantas personas encerradas. Además, diversas organizaciones se han unido en la jornada de lucha contra los CIE que tendrá lugar el próximo 15 de junio en todo el Estado.
http://www.diagonalperiodico.net/libertades/anomalia-sistema-represivo.html

Voir : http://www.migreurop.org/

1 janv. 2013

Comment passer le réveillon dans la rue ou chercher l'erreur


La famille A. est déboutée du droit d’asile et elle a décidé courageusement de repartir en ARMENIE, ne faisant pas appel ni un autre recours suite à l’OQTF et au jugement du Tribunal administratif de PAU en date du 27/11/12, demandant à rentrer.
 
Il faut dire que déjà elle s’était déjà retrouvée sans aucune aide, ayant même dormi à l’hôpital de PAU qui l’a hébergé comme au 19 siècle un soir où elle se trouvait dans la rue.
 
Ainsi malgré l’excellence de l’intégration des enfants d’une politesse remarquable et la détresse des parents, rester en FRANCE a paru bien plus incertain que de repartir en ARMENIE et cette famille pensait donc qu’en se présentant à l’office compétent pour rentrer au plus vite, tout allait s’arranger. C’est là que les vrais problèmes ont commencé.
 
Alors que son identité avait été confirmée par le dossier même de Monsieur le Préfet avec communication de la copie des passeports qui avaient été délivrés concernant le père, la mère et les deux premiers enfants du couple, l’antenne locale de l’OFI n’a pas encore réussi à les présenter à leur ambassade et à ce jour ne peut rien faire pour les aider à survivre en attendant le départ.
L’OFI a invoqué une difficulté qui empêcherait depuis un mois de faire avancer leur dossier (étant néanmoins fermer pour congés actuellement jusqu'au 3 janvier)  à savoir que l’acte d’état civil du troisième enfant, né à PAU, comporterait une erreur sur le nom, car écrit depuis leur arrivée en FRANCE sans le H par toutes les institutions mais étant dans le pays avec un H et outre soit disant la mention de la nationalité des parents bien que ladite mention sur la nationalité n’est pas écrite sur l’acte de naissance, étant marqué l’ancien pays socialiste de naissance.
 
le père s’est donc rendu de suite comme on lui a dit au Tribunal pour voir modifier ledit acte et le tribunal depuis ne l’a toujours pas fait et il faudra encore l’adresser à l’état civil de PAU qui déjà pose un sérieux problème sur sa diligence à délivrer des actes d’état civil. ON en serait là. rien n’avance et la famille qui veut partir est coincée ici.
 
Or cette famille qui ne demande qu’à rentrer est totalement démunie dans l’attente des documents de retour, n’ayant rien et s’est posé le problème de l’hébergement de cette famille avec donc trois jeunes enfants dont deux scolarisés en invoquant  que c’était dans l’attente du retour au pays sur lequel l’OFI a dit qu’il faudrait au moins un mois et demi pour voir si la famille repartait !
ET là personne ! aucune aide, rien. à part des associations, un ami..rien des institutions.
 
L’OFI renvoie sur le 115 qui renvoie sur l’antenne de l’ofi, chacun faisant preuve d’une bureaucratie effrayante.
dernière idée en date de l’OFI par l’entremise de la “plateforme” de ces derniers jours : vouloir séparer la famille pour 5 jours d’hébergement avec repas séparés dans deux lieux assez éloignés, trois d’un coté la mère, le bébé et la fille et deux de l’autre le père et le garçon, ceci jusqu’au 2 janvier. Cette famille a alors supplié de ne pas les séparer !
grave erreur ! même le code civil dit pourtant de ne pas séparer les fratries, ce serait même que juste un peu de considération humaine.
 
comment expliquer alors le comportement de la personne de l’OFI, qui aurait mal pris des gestes avec les bras de la petite fille qui essayait de traduire les mots pour son père, et lui aurait tenu des propos d’un méchanceté plus qu’inutile sur lesdits gestes d’enfant et qui a appelé la police et qui a embarqué la famille et l’a amené au commissariat, on se demande d’ailleurs dans quelles conditions légales. Ils ont été retenu ainsi puis ont été relâché en ville avec l’ordre de se séparer comme c’était prévu en deux, ce qu’ils n’ont pas faits, ayant si peur de se séparer.
Dans quel pays peut on concevoir une telle organisation administrative, sans oreilles et sans cœur ? Et on se moque de la Corée du nord ?
Dans quel pays sommes nous aujourd’hui ! peut-on comprendre simplement que ces familles préfèrent dormir par terre ensemble qu’être séparée une seule minute vu les épreuves qu’elles ont subi !
 
comment sur ce refus peut-on s’arcbouter dans un orgueil totalement déplacé pour refuser toute avancée nouvelle ? Aujourd’hui même, passons sur les jours précédents, le 115 ce matin à 11 heures a été appelé pour ce soir. Le 115 a passé la plateforme d’accueil et d’orientation qui s’est expliqué à nouveau d’avoir déjà prévu 5 jours en les ayant séparé en deux mais qu’ils ne se sont pas présentés, et qu’il y en avait marre de tous ses dossiers, et qu’il en avait d’autres, et qu’il n’avait pas de moyens, et que c’était des déboutés ..et autres considérations inacceptables de la part d’un fonctionnaire de l’Etat et qu’il n’avait rien d’autre, vexé, en restant là.
 
Faudrait-il les punir  pour ne pas avoir réussi à les séparer même avec la police ?  les séparer peut-être de force dans des camps  ?
Entendre autant de jérémiades le jour du réveillon juste pour essayer de trouver un toit le soir pour une petite fille si triste avec les yeux plein de larmes, un bébé souriant, un jeune garçon endormi, un père complètement perdu et une mère épuisée, fait froid dans le dos. QUELLE inhumanité ! penser que parce que la personne est demandeur d’asile débouté (avez vous vu les derniers chiffres de la CNDA, c’est pathétique), cela justifierait de la séparer des autres membres de sa famille ou qu’elle n’a qu’à dormir dans la rue, nous ramène à un discours qui n’est ni de droite ni de gauche mais qui est celui du degré zéro de la civilisation humaine. Rien ne permet de traiter un être humain de manière indigne.
 
il devra être encore rappelé à un responsable de plateforme que le code de l’action sociale oblige à héberger une famille au 115 qu’elle soit avec ou sans papiers. Il répondra que ce n’est pas son boulot.  Il a donc décidé de ne rien faire et de dire de rappeler le 115. donc encore le 115, la plateforme, le 115.  Le 155 ce matin a dit exactement de rappeler à 18H30. la famille a rappelé à l‘heure dite, on aurait alors engueulé cette pauvre petite fille lui disant que c’était trop tard, qu’il fallait appeler avant ! et qu’il n’y avait donc aucune place ! le contraire du matin. Que penserons un jour ces enfants des français qui ont parlé un tel langage. Rien ne justifie qu’une famille qui demande à repartir dans son pays soit ainsi maltraitée.
 
bilan de ce soir : à 20 heures cette famille était à la rue, assise dehors dans une avenue dans le froid avec leurs trois enfants et leurs pauvres bagages. Tout essai de rappel du 115 a échoué, restant jusqu’à plus de 11 minutes en attente sur musique.
 
Après cela comment essayer de redonner confiance ? faut-il vraiment dire à une famille qu’elle a fait le bon choix de vouloir rentrer dans son pays alors que rien n’est fait pour aider les familles qui veulent rentrer ainsi et jusqu’à quand faudra-t-il supporter autant d’incompétence et de mauvaise foi ?
 
Maripierre Massou dit Labaquère
Présidente de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de PAU Béarn.
membre du bureau de RESF 64
 
 

13 mars 2012

Nemačka-Srbija : Još jedna kolektivna deportacija u organizaciji FRONTEX-a


13/03/2012
U utorak, 13. maja, po drugi put od početka 2012. godine, iz Dizeldorfa u smeru Beograda, Srbija krenuo je let kojim će se obaviti deportacija. Ove letove organizuje i finansira FRONTEX, Evropska agencija zadužena za upravljanje spoljnim granicama EU.
Od 2006. godine FRONTEX pomaže državama-članicama prilikom organizovanja udruženih letova kojima se deportuju neregularni migranti sa evropske teritorije. Tokom 2010. godine FRONTEX je organizovao čak 39 letova kojima su obavljene kolektivne deportacije (i to često iz više država-članica istovremeno) [1], u poređenju sa samo deset u 2007 [2]. Tokom 2011. godine Frontex je koordinisao sedam letova kojima su ljudi deportovani iz Nemačke u Srbiju ili na Kosovo.
Pitanje je da li su ovi letovi legalni sa stanovišta evropskog i međunarodnog zakonodavstva. U članu 19 Povelje o osnovnim ljudskim pravima Evropske Unije kaže se da su “kolektivna proterivanja zabranjena”. Države-članice često tvrde da udruživanje zbog povratka nije isto što i kolektivno proterivanje, već predstavlja zajedničko vraćanje pojedinaca na osnovu odluka donetih zasebnim procesuiranjem zasebnih slučajeva. Noviji primeri proterivanja iz EU ukazuju da je razlika između kolektivnih proterivanja i udruženih povrataka često vrlo tanka a ponekad i mlagovita. Pored svega toga, u ovom članku se precizira da niko ne može biti premešten, proteran ili izručen u zemlju u kojoj bi mu/joj pretila realna opasnost od torture, nečovečnog ili ponižavajućeg postupanja.
Migreurop je u Srbiji uzeo iskaz G-đe F. K. koja je deportovana poslednjim FRONTEX-ovim letom 14. februara 2012. godine. Ova šezdesetpetogodišnjakinja je poslednjih 20 godina živela u Nemačkoj, gde je lečena od nekih ozbiljnih zdravstvenih problema, dijabetesa i delimične paralize između ostalih. Zbog njenog zdravstvenog stanja doktor koji ju je lečio je odbio da da autorizaciju za deportaciju tokom prvog pokušaja da je izbace iz Nemačke. Međutim, ovo nije sprečilo nemačke vlasti da je mesec i po dana kasnije deportuju u Srbiju kolektivnim FRONTEX-ovim letom. Ona trenutno živi u izbegličkom kampu, gde ne dobija nikakav medicinski tretman koji bi odgovarao njenoj bolesti – što u svakom slučaju predstavlja primer nečovečnog i ponižavajućeg postupanja. Hiljade ljudi se svake godine nađe u sličnoj teškoj situaciji nakon što ih vrate u Srbiju iz zemalja EU. Često nemaju adekvatan smeštaj ili medicinsku pomoć.
Migreurop izražava duboku zabrinutost povodom nasilnih premeštanja u Srbiju, koja se sprovode bez obzira na ranjivost migranata i njihovu izloženost diskriminaciji u zemlji povratka. Migreurop osuđuje ovu nečovečnu politiku deportacija EU i njenih država-članica.
Press contact :
Migreurop : Ela Meh (Srbija) : +381 64 35 95 839
Migreurop’s office (France) : +33 1 53 27 87 81

18 juin 2011

Loi Besson au jo d'hier

Attention risque +++ ,
pour toute personne sans papiers,
d'OQTF sans délai,
avec interdiction administrative de retour :

à contester dans les 48h ( comme avant les APRF) , en veillant à viser TOUS les arrêtés!


Un bref raccourci de ce qu’il faut comprendre tout de suite.

Le préfet prend une décision qui en réalité regroupe plusieurs décisions :
· Le refus de séjour
· L’OQTF, obligation à quitter le territoire
· Le pays de destination
· La décision d’assigner à résidence ou de placer en rétention
· La possibilité d’un délai pour un départ volontaire
· Une interdiction de retour sur le territoire français

Tout ça est formulé dans une seule décision administrative qui doit être contestée dans les 48 h.

La demande d’aide juridictionnelle se fera désormais à l’audience et n’est plus suspensive, elle ne permet plus aucun délai supplémentaire.

Cette nouvelle OQTF est valable 3 ans au lieu d’un an.

Voir la loi

9 juin 2011

Bordeaux : Sept familles expulsées

Des étrangers ont été chassés de leur hôtel de la périphérie bordelaise.

Sept familles étrangères, logées par le service d'accueil d'urgence dans deux hôtels de la périphérie bordelaise, viennent d'être expulsées par ceux-ci et se retrouvent sans hébergement.

Lire la suite

4 juin 2011

Les expulsions vers l'Egypte continuent et s'intensifient en Italie

L'excellente collaboration entre les gouvernements italien et egyptien se poursuit, notamment dans le domaine des expulsions. Depuis le début de l'année, 507 personnes identifiées comme égyptiennes ont été expulsées d'Italie immediatement après leur arrivée.
Hier soir ce sont 71 personnes qui ont été expulsées à bord d'un charter Egypt Air. Ces 71 personnes faisaient partie d'un groupe de 130 arrivées dans dans les Pouilles le 31 mai. Parmi elles plusieurs avaient tenté de s'enfuir et s'étaient révolté dans le centre d'accueil où elles avaient été conduites pour être identifiées. Parmi ces 130 personnes, 3 ont été arrêtées pour aide à l'immigration clandestine et 5 restent à disposition de la justice (donc en Italie) en tant que témoins.

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IMMIGRATI: VIMINALE, RIMPATRIATI 71 EGIZIANI CLANDESTINI

(ASCA) - Roma, 4 giu - Nella serata di ieri, sono stati rimpatriati i 71 cittadini egiziani che fanno parte del gruppo di 135 clandestini intercettato, all'alba di giovedi' scorso, a 2 miglia da Otranto (LE), a bordo di un peschereccio. Lo riferisce una nota del Viminale.

Tutti gli stranieri, prosegue la nota, nel corso delle interviste effettuate da esperti della Direzione Centrale dell'Immigrazione e della Polizia delle Frontiere, affiancati da personale specializzato delle Direzioni Centrali Anticrimine e della Polizia di Prevenzione, hanno negato di essere egiziani e 60 di loro hanno dichiarato di essere minorenni. Tuttavia, dagli accertamenti svolti, e' emerso che solo in 7 non erano egiziani, mentre i minorenni erano solo 49. Dei restanti 79 egiziani, sono stati 3 gli arrestati per favoreggiamento dell'immigrazione clandestina, mentre altri 5 sono stati messi a disposizione dell'autorita' giudiziaria in qualita' di testi.

I rimanenti 71, invece, sono stati rimpatriati ieri sera, con un volo charter della Egypt Air, decollato dall'aeroporto di Bari e diretto a Il Cairo. Ad essi si aggiungono altri 2 egiziani, sbarcati nei giorni scorsi sulle coste siciliane, individuati da un pool di esperti addestrato all'accertamento delle nazionalita' degli sbarcati, che sono stati anch'essi rimpatriati, con un volo di linea della stessa Egypt Air, partito dall'aeroporto di Fiumicino.

Il rimpatrio dei 73 egiziani, conclude la nota, e' l'effetto diretto della sinergia operativa che caratterizza i rapporti intercorrenti tra la Direzione Centrale dell'Immigrazione e della Polizia delle Frontiere e la Rappresentanza diplomatica egiziana in Italia, che con tale operazione hanno inferto l'ennesimo duro colpo alle organizzazioni criminali dedite al traffico di esseri umani.

Infatti, dall'inizio dell'anno, sono 507 gli egiziani rimpatriati a Il Cairo subito dopo il loro arrivo sulle coste italiane.

com-map/cam/ss

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Immigrati : da Bari al Cairo, rimpatriati 71 egiziani

Roma, 4 giu. - (Adnkronos) - Ritorno al Cairo. Ieri sono stati rimpatriati 71 cittadini egiziani del gruppo di 135 clandestini intercettato a bordo di un peschereccio lo scorso giovedi', a due miglia da Otranto, in provincia di Lecce. Insieme a loro altri due connazionali, arrivati in Sicilia, e individuati da un pool di esperti addestrato all'accertamento delle nazionalita' degli sbarcati. Questi ultimi - si legge in una nota - sono partiti da Fiumicino, mentre gli altri sono decollati dall'aeroporto di Bari.

Tutti gli stranieri, nel corso delle interviste effettuate da esperti della Direzione Centrale dell'Immigrazione e della Polizia delle Frontiere, affiancati da personale specializzato delle Direzioni Centrali Anticrimine e della Polizia di Prevenzione - continua la nota - avevano negato di essere egiziani e 60 di loro hanno dichiarato di essere minorenni. Tuttavia, dagli accertamenti svolti, era emerso che solo in sette non erano egiziani, mentre i minorenni erano solo 49. Dei restanti 79 egiziani, tre sono stati arrestati per favoreggiamento dell'immigrazione clandestina, mentre altri cinque sono stati messi a disposizione dell'autorita' giudiziaria in qualita' di testimoni.

Il rimpatrio dei 73 egiziani e' l'effetto diretto della sinergia operativa tra la Direzione Centrale dell'Immigrazione e della Polizia delle Frontiere e la Rappresentanza diplomatica egiziana in Italia, che con tale operazione hanno inferto l'ennesimo duro colpo alle organizzazioni criminali dedite al traffico di esseri umani. Infatti - conclude la nota - dall'inizio dell'anno, sono 507 gli egiziani rimpatriati al Cairo subito dopo il loro arrivo sulle coste italiane.

04/06/2011

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Peschereccio pieno di disperati in fuga, 136 a bordo
E' il più grosso sbarco nel Salento degli ultimi anni. L'imbarcazione scortata in porto di notte. Si tratta di nordafricani. Tensione e tentativi di fuga nel Don Tonino Bello. Due scafisti arrestati

OTRANTO – Si può già definire il più grosso sbarco degli ultimi anni, nel Salento. Secondo logiche che rimandando indietro nel tempo, quando venivano impiegati i mezzi più svariati per condurre in porto il numero più elevato possibile di fuggitivi da guerre civili e carestie. E dunque, non un lussuoso yacht preso in affitto, che può ospitare da venti, fino a sessanta persone, come da consuetudine, da un anno in qua (sistema usato per cercare di trarre in inganno i controlli). Né un gommone oceanico, con potenti motori, in grado di seminare eventuali inseguitori. Ma un vero e proprio peschereccio d’altura di circa 30 metri, straripante di uomini. Ben 136 le persone a bordo. Tutti maschi e giovani.

E’ esattamente questo, il tipo d’imbarcazione nella quale si sono imbattuti nella notte i militari della guardia di finanza, a bordo di una delle tante motovedette che solcano le coste salentine, pattugliando le acque territoriali, proprio per intercettare possibili scafi carichi di profughi. Una novità che lascia presagire qualche possibile evoluzione di particolare rilievo. Perché si tratta di nordafricani in fuga, in questo caso (forse tutti o quasi egiziani, ma potrebbero esservi anche libici e tunisini) da delicate situazioni, nei loro Paesi d’origine, ampiamente note alle cronache.

Dunque, potrebbe essere l’avvisaglia di un cambio di rotte marittime. Non più solo verso la Sicilia (Lampedusa, in prima istanza, ormai satura), ma in direzione di altre località, nel tentativo di aggirare i controlli. Anche se già nel recente passato si sono registrati casi analoghi, con tentativi di sbarchi verso il nord della Puglia e nel Lazio. Segno che comunque la tendenza è già in atto, anche se finora con gesti sporadici.

Tant’è. Il grosso peschereccio è stato avvistato al largo di Otranto, poco dopo mezzanotte. C’è stato un primo alt, ma sembra che abbia proseguito la marcia verso la costa, senza fermarsi. A quel punto, i finanzieri sono riusciti ad abbordarlo e a fermarlo, anche grazie al supporto della guardia costiera. Una cinquantina di persone sono state fatte salire sui mezzi marittimi dei militari, perché l'imbarcazione era troppo carica. Vecchio, fatiscente, rischiava seriamente di affondare. Il barcone è stato così scortato verso il porto della “Città dei Martiri” e in seguito posto sotto sequestro.

Una volta raggiunta terra, alle operazioni hanno partecipato i militari della finanza della compagnia locale e della capitaneria di porto. Gli extracomunitari sono stati trasferiti, come sempre, nel centro di prima accoglienza “Don Tonino Bello”, per essere visitati e rifocillati, prima delle operazioni d’identificazione. Anche se, una volta raggiunto il posto, si sono vissuti momenti di forte tensione.

In molti hanno inscenato una vibrante protesta, quando hanno intuito che per molti si prospetta il rimpatrio, facendosi forza anche in virtù del numero piuttosto alto e del fatto che fossero tutti giovani (l’età è fra i 20 ed i 30 anni). Sfondato un muro di cartongesso, alcuni hanno tentato la fuga. Sono arrivati rinforzi, carabinieri e polizia a bordo di altre pattuglie. Vi sono state anche alcune zuffe fra gli stessi immigrati. Fra chi, cioè, tentava di riportare la calma e chi cercava (anche dal tetto dell’edificio) di scappare.

Solo alle prime luci dell’alba le forze dell’ordine sono riuscite a sedare gli animi, insieme al personale volontario (per approfondimenti sulla lunga notte di risse e fughe: leggi). Non senza difficoltà, in tarda mattinata, sono poi stati identificati gli scafisti. Si tratta di due egiziani, che vanno incontro all’arresto. Si erano mescolati con i passeggeri. Inizialmente erano stati identificati in tre, come conducenti del peschereccio. Ma proprio in queste ore, s'è appurato che uno di loro era in realtà un passeggero, che sarebbe stato costretto dagli altri due a coadiuvarli.

Una cosa è certa. La stagione degli sbarchi, ripresa ormai da oltre un anno, sembra intensificarsi, non riguardando più solo mediorientali in fuga da Afghanistan o Iran e in partenza dalle coste fra Albania e Grecia. Ma anche magrebini oppressi da nuove guerre e sconvolgimenti politici in un’area del Mediterraneo nella quale l’Italia, inevitabilmente, riveste un ruolo strategico.

L’attività è stata svolta nell’ambito dell’operazione congiunta “Aeneas 2011”, condotta, come già l’operazione “Ermes” di Lampedusa, dall’Agenzia europea per la gestione della cooperazione operativa alle frontiere esterne degli Stati membri dell’Unione europea (Frontex), il cui obiettivo è quello di frenare i flussi migratori clandestini verso Puglia e Calabria.
(giovedì 2 giugno 2011)
E. F.

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Lunga notte di risse e di fughe al “Don Tonino Bello”
Uno scenario teso quello chiusosi alle prime luci dell’alba nel centro otrantino: singolare la fuga di un ragazzo arrivato sino a Cocumola e ripreso dalle forze dell’ordine. Rimpatrio in 24 ore?


I clandestini presso il centro di accoglienza "Don Tonono Bello" di Otranto
OTRANTO - È stata una lunga notte quella appena trascorsa al “Don Tonino Bello” di Otranto, tra tensione e qualche rissa, dopo lo sbarco di quasi 150 immigrati in una sola volta sulle coste salentine, definito a buon ragione, il più grosso degli ultimi anni (leggi). In queste ore, sembra tornato il sereno tra le mura dell’ex centro di prima accoglienza otrantino, dove i clandestini si stanno sottoponendo alle pratiche di identificazione, prima di sapere con certezza quale sarà il loro destino.

Gli occhi iniziano a farsi pesanti, qualcuno si appoggia stancamente alle transenne che regolano il passaggio che porta all’ufficio dove il pool immigrazione sta portando avanti in maniera serrata le operazioni di riconoscimento; altri si abbandonano sui divani, sui materassi: la stanchezza emerge tutta, nonostante la giovane età del gruppo (tutti maschi di età compresa tra i 20 e i 30 anni), li porti a sorridere, scherzare, riprendersi con un telefonino, per far passare il tempo o forse anche solo per sdrammatizzare il quadro di precarietà che si profila all’orizzonte.

Sono partiti da qualche punto del Maghreb,alcuni di loro sostengono di aver preso il largo dalla Libia, attraversando per dieci giorni le insidie del Mar Mediterraneo, confidando di trovare la soluzione sicura al proprio futuro: alcuni di loro non sembrano neanche essere stati in balia del male per tanto tempo, fanno “ok” con la mano o accennano un saluto. Intorno a loro forze dell’ordine di ogni tipo e i volontari della Croce Rossa e della Misericordia di Otranto, per garantire supporto sanitario e distribuire i pasti.

Ma è stato davvero una notte difficile quella conclusasi: quando, infatti, extracomunitari sono stati trasferiti al “don Tonino Bello” ed hanno compreso che sarebbero stati rimpatriati nel giro di 24 ore, è scattata una protesta vibrante, contro le forze dell’ordine, ma anche tra compagni di viaggio. E così, facendo leva sul numero maggiore di presenze rispetto agli agenti di polizia, carabinieri, finanzieri, si sono mobilitati, cercando in ogni maniera di preparare la fuga.

Dapprima, hanno sfondato un muro di cartongesso, poi hanno cercato di darsi alla fuga attraverso il tetto dell’edificio, poi vere e proprie zuffe anche tra immigrati, sedate solo dall’arrivo di nuove pattuglie: una situazione andata avanti ad ondate, che ha visto qualche disagio arrecato anche ai volontari, e placatasi con fatica. Alcuni immigrati sono comunque riusciti a scappare: un gruppo ha cercato di nascondersi nel presidio sanitario alle spalle del centro, altri hanno provato a prendere la via delle campagne, tutti prontamente ripresi; ma il caso più eclatante è quello di un giovane, che di corsa è riuscito ad arrivare fino a Cocumola, prima di essere fermato e ricondotto ad Otranto.

Dal punto di vista degli interventi sanitari, quattro i casi che hanno richiesto il ricovero all’ospedale di Scorrano: il ragazzo in fuga a Cocumola, che nello sforzo si è procurato qualche problema agli arti inferiori, un altro uomo, che subito dopo la visita post sbarco ha avuto un collasso, un individuo con problemi di appendicite ed un altro ancora con disturbi alla vescica.

Molti degli uomini sembrano egiziani, solo in piccola parte sarebbero libici con qualche tunisino: per la maggior parte del gruppo, dunque, in base agli accordi tra Italia ed Egitto dovrebbe ipotizzarsi nel giro di 24 ore il trasporto con pullman a Brindisi e poi il rimpatrio con aereo diretto a Il Cairo. Ma il condizionale resta d’obbligo.
(giovedì 2 giugno 2011)

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25 mai 2011

A Chartres une femme sans-papiers se jette par la fenêtre pour échapper à la police

Dans la matinée de ce mardi, plusieurs policiers en civil se sont rendus à l'adresse où se trouvait cette femme, au quatrième étage d'un immeuble d'un quartier populaire de Chartres. Ils devaient interpeller un homme de 47 ans, de nationalité ivoirienne, en situation irrégulière: un arrêté d'expulsion avait été pris à son encontre il y a un mois.
Lorsque les forces de l'ordre ont sonné à la porte de l'appartement et annoncé leur identité, ils auraient entendu la voix d'une femme, puis le bruit d'un tour de clé dans la serrure de la porte. Les policiers n'ont pas insisté et sont repartis vers le commissariat.
Mais, durant le trajet du retour, ils ont reçu un message radio signalant qu'une femme était allongée par terre, blessée, en bas d'un bâtiment du quartier d'où ils venaient. Ils sont alors retournés sur place, sont remontés au quatrième étage pour cette fois défoncer la porte de l'appartement. Ils y ont découvert un bébé qui était en garde chez cette femme, et constaté que la fenêtre était ouverte...
La femme, vraisemblablement sans papiers, aurait eu peur d'être arrêtée à l'arrivée des forces de l'ordre. Elle a été hospitalisée dans un état grave et placée en coma artificiel. Son pronostic vital n'est néanmoins plus engagé ce soir.

Voir le site Le Dauphiné.com

23 mai 2011

Sinai: guardia di confine egiziana spara a profuga eritrea

Sabato scorso la polizia militare egiziana ha sparato a una donna eritrea che tentava di superare il confine con lo Stato di Israele. La donna era appena stata liberata da un banda di trafficanti, vicino al tratto di confine due chilometri a sud di Kerem Shalom. Le autorità egiziane hanno dichiarato all’agenzia Ma’an che la donna non avrebbe avuto documenti in regola e non si sarebbe fermata all’alt intimatole da un agente. La profuga è stata condotta presso un ospedale per essere curata, dopodiché sarà incarcerata per “immigrazione illegale” e quindi deportata in Eritrea. Attualmente l’Egitto è governato da un consiglio militare e i cittadini, sia stranieri che di nazionalità egiziana, vengono incriminati e incarcerati senza alcun processo. Come ha recentemente denunciato l’organizzazione Coalit, “Gli attivisti per i diritti umani egiziani sospettano che migliaia di cittadini egiziani vengano imprigionati e processati da tribunali militari, spesso a porte chiuse, da quando il presidente Hosni Mubarak è stato estromesso dal potere, lo scorso 11 febbraio”.

Voir aussi


Samedi passé la police égyptienne a tiré sur une femme érythréenne qui essayait de franchir la frontière Egypte-Israël. La femme venait juste d'être libérée par une bande de trafiquants (voir info sur les réfugiés kidnappés par les passeurs dans le Sinai, à deux km à sud de Kerem Shalom. Les autorités égyptiens auraient déclaré à l'agence Ma'an que la femme n'aurait pas eu des documents en règle et qu'elle se serait pas arrêté au ALT des agents. La réfugiée a été amené à l'hôpital, et ensuite elle sera arrêtée par "immigration illégale" et puis déportée en Érythrée (où sera très probablement enfermée...pour savoir ce qui se passe aux erytréen(e)s expulsés dans leur pays, voir vidéo: Voices of torture.

Voir Migreurope

20 mai 2011

28 mai : refuser la xénophobie et la chasse aux étrangers

La LDH a décidé de s’associer aux manifestations prévues le 28 mai à l’initiative du collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici ».

Le gouvernement continue à faire des étrangers des boucs émissaires, agitant par exemple le spectre de l’invasion, alors que c’est la Tunisie qui accueille les réfugiés fuyant la Libye. Et pendant ce temps, enfermé dans une politique sécuritaire massive et aveuglé par de dangereux calculs électoraux, le gouvernement organise la chasse aux quelques milliers de Tunisiens venus en Europe, tout en prétendant apporter son aide à la révolution tunisienne.

En agissant ainsi, les autorités françaises font de la xénophobie le maître-mot de leur politique et montrent qu’elles sont devenues le challenger du Front national.

Parce que cette politique est mortifère pour les droits, la LDH appelle ses militant(e)s à se joindre aux manifestations prévues le 28 mai 2011.

8 mai 2011

Sans-papiers : Garde à vue - décisive confirmation en appel

Sans-papiers : décisive confirmation en appel

La cour d’appel de Nîmes a confirmé le 6 mai l’annulation de la garde à vue d’un Tchétchène, placé dans un centre de rétention, et le ministère de l’intérieur a mangé son chapeau.

La place Beauvau avait indiqué que la décision, le 28 avril, de la Cour de justice de l’Union européenne qui interdisait d’incarcérer un étranger au seul motif qu’il était en séjour irrégulier, ne concernait pas la France. Un juge des libertés et de la détention avait décidé du contraire le 5 mai, la cour d’appel lui a donné raison en référé le lendemain.

La décision, appelée à faire jurisprudence, est bien construite :

- la Cour de justice de l’Union européenne a indiqué que “la directive retour” ne permettait pas “l’infliction d’une peine d’emprisonnement” (et non pas “la fiction”, la cour d’appel a corrigé) “pour le seul motif que (l’intéressé) demeure, en violation d’un ordre de quitter le territoire sur ledit territoire sans motif justifié” ;

Voir la suite sur le blog de Franck Johanès


Vidéo FR3 : http://www.dailymotion.com/video/xgxihd_fr3-languedoc-rousillon-la-gale-au-cra-de-nimes_news#from=embed

6 mai 2011

CALAIS, THE VIOLENCE OF THE BORDER

Report: Fact-finding mission in Calais and Paris, 25 January – 2 February 2010

Having observed the migratory situation in Calais for many years prior to the destruction on 22 September 2009, the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN) in collaboration with the International Federation for Human Rights (FIDH) and the European Association for the Defense of Human Rights (AEDH) decided to send a fact-finding mission to Calais and the surrounding area in order to investigate impacts of the police clamp down on the situation of migrants and refugees rights in the region.

The findings of the mission are that the destruction of “the Jungle” made the situation worse for the migrants, in terms of having their rights respected. In general, the closing down of unauthorised camps does not do away with people’s need to move. Instead, they worsen the human rights situation of those most in need of protection.

Voir le site

3 mai 2011

La Cour de Justice de l’UE condamne la pénalisation des personnes en séjour irrégulier en Italie

La Cour de Justice de l’UE condamne la pénalisation des personnes en séjour irrégulier en Italie
Le 28 avril 2011, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a délivré l’arrêt « Hassen El Dridi ». Au travers de cet arrêt, la Cour considère qu’une législation prévoyant une peine d’emprisonnement pour le seul motif du séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire malgré l’ordre qui lui a été donné de le quitter, est contraire à la directive dite « Retour » du 16 décembre 2008.
Cette décision va certes permettre de s’opposer aux politiques de pénalisation des étrangers en situation irrégulière mais ne doit surtout pas conduire à considérer la directive « Retour » comme un instrument utile et positif de la politique migratoire de l’UE.

Téléchargez le commentaire juridique de la décision de l’AEDH ainsi que le communiqué de presse de la CJUE relatif à l’arrêt.

30 avr. 2011

Vers la fin de la pénalisation du séjour irrégulier [Action collective]

La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a rendu, ce 28 avril, un arrêt de portée considérable, qui marque un coup d’arrêt majeur aux politiques de pénalisation des étrangers en situation administrative irrégulière, en vigueur dans nombre d’Etats membres dont la France.

Lire la suite

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ARRÊT DE LA COUR (première chambre)

28 avril 2011(*)

«Espace de liberté, de sécurité et de justice – Directive 2008/115/CE – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Articles 15 et 16 – Réglementation nationale prévoyant une peine d’emprisonnement pour les ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier en cas de refus d’obéir à un ordre de quitter le territoire d’un État membre – Compatibilité»

Dans l’affaire C‑61/11 PPU,

ayant pour objet une demande de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par la Corte d’appello di Trento (Italie), par décision du 2 février 2011, parvenue à la Cour le 10 février 2011, dans la procédure pénale contre

Hassen El Dridi, alias Soufi Karim ...

Voir l'arrêt sur le site curia.Europa.eu

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Par ces motifs, la Cour (première chambre) dit pour droit :

La directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 2008, relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, notamment ses articles 15 et 16, doit être interprétée en ce sens qu’elle s’oppose à une réglementation d’un État membre, telle que celle en cause dans l’affaire au principal, qui prévoit l’infliction d’une peine d’emprisonnement à un ressortissant d’un pays tiers en séjour irrégulier pour le seul motif que celui-ci demeure, en violation d’un ordre de quitter le territoire de cet État dans un délai déterminé, sur ledit territoire sans motif justifié.

La LDH

29 avr. 2011

Politique de la peur, gesticulation aux frontières et chasse aux Tunisiens en Ile-de-France : Sarkozy et Berlusconi préféraient Ben Ali

Communiqué LDH

Il est profondément indécent que le président de la République française et le Premier ministre italien s’entendent pour limiter la liberté de circulation en Europe au prétexte de l’arrivée de vingt-cinq mille ressortissants tunisiens en Italie.
Evoquer les risques d’une invasion relève de la volonté politique d’attiser la peur et la xénophobie, en Italie comme en France. Que devraient dire les ONG et bénévoles tunisiens qui, avec des moyens réduits, accueillent à la frontière tuniso-libyenne les centaines de milliers de personnes qui fuient les exactions du régime Kadhafi ?

Après avoir soutenu presque jusqu’au dernier jour le régime de M. Ben Ali, Nicolas Sarkozy s’en prend à ceux qui se sont révoltés contre cette dictature. Accueillir dignement en France et en Italie vingt-cinq mille personnes qui cherchent une respiration au milieu des bouleversements inévitables qu’entraîne une révolution relève du devoir élémentaire d’humanité, mais aussi de l’intérêt politique de tous les pays de la région.

Il ne suffit pas de proclamer un soutien aussi tardif qu’irrésolu à la démocratie tunisienne et d’annoncer une contribution financière qui n’est en fait qu’un prêt. Il faut aussi tout faire pour que la démocratie l’emporte en Tunisie. C’est l’intérêt des Tunisiens, c’est l’intérêt des pays de la région, c’est l’intérêt de l’Europe.

Au regard de ces enjeux, le traitement infligé aux Tunisiens qui sont arrivés en Europe, refoulés à Vintimille, traqués dans les rues à Paris et en banlieue, est non seulement indigne, participant de cette xénophobie d’Etat dans laquelle s’enfonce le gouvernement français, mais aussi profondément stupide et dangereux pour notre avenir commun.

La LDH appelle tous ses militants, tous les citoyens de ce pays à se mobiliser pour porter aide et assistance à ces personnes.

Paris, le 28 avril 2011.

11 avr. 2011

Feu au camp de Lampeudsa

11 avril 16h40 Un incendie est éclaté dans le camp de Lampedusa où de ce matin étaient explosées des protestations des migrants en via d'expulsions.
De deux des bâtiments se lève une colonne de fumée. centaines de migrants essayent de s'en fuir dans les collines aux alentour. 50 migrants ont pu s'enfuir (tout restant sur l'ile d'où est difficile partir), les autres ont été bloqués par les militaires qui encerclent le camp. D'autres sont autour de l'entrée du centre

Lire


(ANSA) - LAMPEDUSA, 11 APR - Un incendio e' divampato all'interno del centro di accoglienza di Lampedusa dove da questa mattina e' esplosa la protesta dei migranti che devono essere rimpatriati. Da due edifici si sta alzando una colonna di fumo mentre centinaia di immigrati stanno cercando di fuggire sulle colline antistanti. Circa 50 persone sono gia' riuscite ad allontanarsi mentre altre sono state fermate dai militari che presidiavano la zona. Un altro gruppo di migranti si trova nei pressi dell'ingresso del centro.

1ères expulsions groupées de lampedusa vers la Tunisie et 1ères manifs des concerné/es

Conformément à l'accord passé entre les gouvernements italien et tunisien, la déportation des Tunisiens arrivés après le 5avril 0 lampedusa vient de s'intensifier.
2 vols par jour sont prévus sur la semaine, le 1er a décollé aujourd'hui à 13h avec 30 Tunisiens à bord, chacun étant escorté par 2 policiers et ayant du subir une fouille minutieuse avant de quitter le centre de lampedusa pour être monté à bord d'un bus conduisant à l'aéroport.Le second vol aura lieu vers 20h.
Au début il n'a pas été annoncé que les gens extraits du centre seraient expulsés en Tunisie et non pas conduits vers les camps de tentes en Italie. Mais cela s'est su (après le départ du 1er bus apparemment)et une manifestation aux cris de "Liberté ! Liberté !" a commencé dans le centre, plusieurs personnes étant grimpées sur les toîts. La police anti émeute est intervenue.

http://www.agi.it/politica/notizie/201104111320-pol-rt10108-immigrati_volo_di_rimpatrio_decollato_da_lampedusa

http://www.tgcom.mediaset.it/cronaca/articoli/1005954/lampedusa-tensione-tra-immigrati.shtml

Dans le camp de tente de Santa Maria Capua Vetere, situé à côté de naples il y a également eu des protestations et rébellions cette nuit ainsi que des évasions.
http://www.lunaset.it/news.aspx?news=1421
http://www.rainews24.rai.it/it/news.php?newsid=151795

5 avr. 2011

Appel : Urgence d’un moratoire sur les renvois vers la Tunisie, et d’un accueil digne des Tunisien·ne·s dans l’UE !

Action collective

Depuis deux mois, la Tunisie subit des pressions considérables, notamment de la part de l’Italie, pour renforcer les contrôles à ses frontières et réadmettre ses ressortissant·e·s arrivé·e·s à Lampedusa. La visite de Silvio Berlusconi ce 4 avril a pour objet d’obtenir des engagements des autorités tunisiennes en ce sens, malgré les appels répétés des organisations de défense des droits des migrants [1] et en dépit de la situation exceptionnelle à laquelle le pays doit faire face.

La Tunisie vit des moments historiques et doit relever les défis considérables en termes de construction démocratique. La situation est porteuse d’immenses espoirs mais elle est complexe et rendue particulièrement difficile par la guerre en Libye. La Tunisie a accueilli depuis le début de la crise libyenne plus de 200 000 personnes, soit dix fois plus que l’Italie. Si la majorité des personnes arrivées en Tunisie ont pu être rapatriées vers leur pays d’origine, des milliers d’entres elles sont toujours bloquées dans les campements à la frontière, ne pouvant rejoindre leur pays en guerre, comme c’est le cas pour la Côte d’Ivoire, l’Érythrée et la Somalie.

Il est hypocrite et immoral de la part de l’UE de se réjouir de la révolution en Tunisie tout en exigeant que celle-ci continue, au nom de la supposée nécessité de protéger l’Europe d’un « déferlement migratoire », à jouer le rôle de garde frontière, comme du temps de la dictature de Ben Ali. Il est urgent au contraire de prendre acte des changements démocratiques et de reconstruire les relations entre l’UE et la Tunisie sur des bases équitables et transparentes. Les États européens ne peuvent pas répondre au processus démocratique en cours par une politique répressive à l’égard des migrant.es, en faisant peser la menace d’un renvoi collectif.

Non seulement cette menace doit être levée, mais les États de l’UE ont la responsabilité d’accueillir dignement celles et ceux qui sont arrivé·e·s en Europe ces dernières semaines. Depuis plus d’un mois, l’arbitraire et l’incohérence caractérisent la gestion de la situation par le gouvernement italien. Le traitement qui est réservé aux Tunisien·n·es dans certains centres de rétention en Italie, la chasse aux migrants dans le sud de la France et le jeu de « ping-pong » dont d’autres sont l’objet à la frontière franco-italienne sont inacceptables.

Il est enfin inadmissible que l’Union Européenne laisse à la Tunisie la seule responsabilité de l’accueil des personnes fuyant la Libye et qui n’ont pas la possibilité de rentrer dans leur pays. L’Union Européenne a le devoir de se montrer à la hauteur de la situation, en prenant exemple sur l’accueil offert par la Tunisie à toutes les personnes fuyant la Libye.

Une situation exceptionnelle appelle des mesures exceptionnelles, et l’UE dispose de tous les outils juridiques et politiques pour y faire face. Les États membres doivent sans plus attendre prendre leurs responsabilités et :

Déclarer un moratoire immédiat sur les renvois de Tunisien·e·s en Tunisie ;
Accorder l’admission exceptionnelle au séjour des Tunisiens déjà arrivés en France et en Italie
Garantir l’accès au territoire européen aux personnes en quête de protection et s’abstenir de toute mesure ou accord qui pourraient l’entraver ;
Mettre en œuvre le dispositif permettant d’accorder la protection temporaire prévue par la directive du 20 juillet 2001 à tou·te·s celles et ceux qui peuvent s’en prévaloir ;
Accueillir, dans le cadre de la réinstallation, les réfugié·e·s présent·e·s à la frontière tuniso-libyenne qui le souhaitent ;
Offrir l’asile ou une protection à toutes les personnes qui ne peuvent être rapatriées du fait de la situation dans leur pays d’origine.
A court terme, il importe de mettre en place un programme européen d’aide et de coopération avec la Tunisie qui permette à ses ressortissant.es d’entrer régulièrement dans les Etats membres pour y travailler ou y faire des études.

Le 4 avril 2011

Premiers signataires : ABCDS (Ma), ACORT (F), APDHA (Es), ARCI (I), ASGI (I), CIRE (B), FTCR (F), GADEM (Ma), GISTI (F), La Cimade (F), Migreurop, SOS Racismo (Es)

Voir le site du GISTI

[1] Migreurop le 22 Février, REMDH le 23 Mars, Appel collectif le 2 Mars.

Déclarations du Ministre de l'Intérieur Claude Guéant

AFP
05/04/2011

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a indiqué aujourd'hui lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, que 2.800 Tunisiens en situation irrégulière avaient été interpellés en un mois.

Le ministre, qui répondait à Rudy Salles (NC, Alpes-Maritimes), a relevé que "la pression migratoire (tunisienne) sur l'Italie a des conséquences" pour la France où "entre le 23 février et le 28 mars, ce sont 2.800" Tunisiens en situation irrégulière qui ont été interpellés.

"1.700 ont d'ores et déjà fait l'objet d'une reconduite à la frontière, la plupart à la frontière avec l'Italie", a précisé le ministre. Il a souligné que "la France n'est pas prête à accepter cet afflux d'immigration", qu'il a qualifié d'"économique".

Outre des mesures internes, telles que la mise en place "de contrôles dans la bande des 20 kilomètres par rapport aux frontières, dans les aéroports et dans les gares", la réponse se doit aussi d'être "européenne", a estimé M. Guéant. Selon lui, cela nécessite "que les accords de Schengen soient respectés" et que "Frontex (l'agence européenne de surveillance des frontières extérieures à l'UE) organise mieux son dispositif".

Enfin, a ajouté M. Guéant, les pays de la Méditerranée européenne doivent se réunir sur cette question de la pression migratoire et leurs ministres de l'Intérieur se retrouveront mercredi à Luxembourg.

1 avr. 2011

Immigration: Bruxelles condamne les contrôles mis en place en France

BRUXELLES - La Commission européenne a condamné vendredi les contrôles mis en place par la France dans la zone frontalière avec l'Italie à seule fin d'intercepter les migrants tunisiens.
La France et l'Italie sont membres de Schengen, l'espace européen sans frontières intérieures, a rappelé la commissaire en charge de l'Immigration Cécilia Malmström au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.
"La France pourrait évoquer une menace grave à l'ordre public, mais nous ne sommes pas dans ce cas", a-t-elle précisé.
Mme Malmström a en outre estimé que "les autorités françaises ne peuvent pas les renvoyer en Italie".
Cette possibilité est toutefois prévue par un accord bilatéral conclu entre la France et l'Italie et entré en vigueur en septembre 2000, ont souligné les autorités françaises, qui ont rappelé son existence à la Commission.
Un désaccord subsiste toutefois entre Paris et la Commission sur les contrôles effectués par la police française dans le département des Alpes-Maritimes, frontalier avec l'Italie. Une quarantaine de clandestins tunisiens sont interceptés chaque jour et renvoyés à Vintimille, en Italie.
Les autorités françaises sont convaincues d'être dans leur bon droit. "Nous ne pouvons pas dresser une barrière, mais nous pouvons effectuer des contrôles dans la zone frontalière, soit 20 km" à l'intérieur du territoire, soutiennent-elles.
Paris soutient que ces contrôles sont "épisodiques". La Commission considère qu'ils sont systématiques, et donc contraires au traité de Schengen.
"L'article 21 (du traité de Schengen) interdit les contrôles de police assimilables à des contrôles menés par des garde-frontières", rappellent les collaborateurs de Mme Malmström.
"L'article 23 permet de rétablir temporairement des contrôles aux frontières, mais la situation justifiant cette mesure doit pouvoir être qualifiée d'exceptionnelle et la Commission doit être saisie", ont-ils ajouté.
Mme Malmström a précisé ne pas avoir été sollicitée par les autorités françaises.
L'afflux de migrants partis de Tunisie pour fuir le chômage est en train de devenir un problème français. Le sujet sera discuté le 11 avril à Luxembourg par les ministres de l'Intérieur de l'UE.
"Pour le moment, la très grande majorité des migrants arrivés (sur l'île italienne de) Lampedusa ne sont pas des demandeurs d'asile, mais les profils commencent à changer", a reconnu la Commissaire.
"Les autorités tunisiennes se sont dites prêtes à négocier le rythme et les conditions pour le retour de leurs ressortissants, mais pour l'instant nous n'avons pas de décision sur les chiffres", a-t-elle précisé.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi voudrait pouvoir organiser 100 renvois par jour.
La Commission paie les coûts de ces retours et assure 75% de la compensation financière qui peut être offerte pour aider les retours volontaires.
La Tunisie n'est liée par aucun accord de réadmission avec l'UE ou ses membres. A ce jour, elle accepte de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière dans l'UE au rythme de quatre par jour. Près de 20.000 sont arrivés clandestinement en Italie depuis le début de l'année.
(©AFP / 01 avril 2011 16h29)

Italie/migrants: l'évacuation de Lampedusa suspendue, tensions dans le Sud

MANDURIA - Le transfert sur le continent italien de milliers d'immigrés tunisiens depuis l'île italienne de Lampedusa était suspendu vendredi en raison du mauvais temps, mais pourrait reprendre en soirée si le vent se calme, a annoncé la capitainerie du port.
Plus de 2.300 immigrés ont déjà été évacués de Lampedusa jeudi à bord de deux navires vers un centre d'accueil à Manduria, dans les Pouilles, une région du Sud de l'Italie, avant la suspension des opérations en raison d'une mer houleuse.
Le premier des deux bateaux, l'Excelsior, est arrivé vendredi matin dans le port militaire de Tarente avec environ 1.700 immigrés à bord suivi quelques heures plus tard par le second, avec environ 600 personnes à bord.
Tous ces immigrés ont été transférés au campement de Manduria où la tension a augmenté au moment de la visite d'élus locaux.
Ces derniers ont été accueillis aux cris de "liberté, liberté" par les immigrés tunisiens massés derrière un grillage en fer et qui se plaignaient de l'absence d'eau ou d'électricité. Le campement est prévu pour accueillir entre 6 à 8 migrants dans chacune des 400 tentes.
Plusieurs dizaines de migrants ont été vus, par un photographe de l'AFP, en train de fuir dans les champs entourant le campement.
A Lampedusa, trois navires, dont un militaire, le San Marco, et un civil d'une capacité de 2.000 places, le Serena, attendent de pouvoir accoster, un vent de 20 noeuds empêchant leurs manoeuvres dans le petit port, selon la capitainerie.
Sur place, il reste toujours près de 4.000 immigrés, même si les débarquements ont cessé depuis la nuit de mercredi à jeudi.
Pour tenter de résoudre ce problème, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui avait promis mercredi à Lampedusa de vider l'île des immigrés en 60 heures, se rendra lundi à Tunis pour voir avec le nouveau gouvernement de Tunis comment mettre un terme à l'afflux de migrants.
Vendredi Silvio Berlusconi a participé à Rome à une réunion d'une cellule de crise en présence des ministres de l'Intérieur, de la Défense, et de représentants des collectivités locales qui devront accueillir sur leur territoire les immigrés.
Le chef du gouvernement italien a annoncé qu'il demanderait à la Tunisie d'accepter le rapatriement de milliers de ses citoyens, considérant cette possibilité comme "la solution prioritaire".
Le gouvernement, qui doit revoir mardi les collectivités locales, a préparé un plan pour l'hébergement de 10.000 immigrés dans chaque région, une mesure temporaire avant leur rapatriement vers la Tunisie, mais des désaccords subsistent sur leur répartition, le Sud défavorisé étant pour le moment beaucoup plus sollicité que le Nord prospère de la péninsule.
Vendredi, des travaux étaient en cours à Turin, dans le nord de l'Italie, pour installer un camp permettant d'accueillir, à partir de dimanche soir dans 300 tentes, environ 1.500 immigrés, ont annoncé les autorités locales.
Trois autres localités du Nord de l'Italie, Padoue, Vipiteno et Brescia ont déjà été désignées pour abriter des centres d'accueil pour immigrés.
Depuis le début de l'année, plus de 22.000 migrants, dont 20.000 Tunisiens à la recherche d'un travail, sont arrivés en Italie, principalement à Lampedusa.
(©AFP / 01 avril 2011 15h45)