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10 juin 2013

ESP/Dos informes denuncian malos tratos en los CIE


Centros de Internamiento de Extranjeros
Dos informes denuncian malos tratos en los CIE
El limbo legal de los CIE es una de las claves de los casos de tortura y malos tratos detectados por varias organizaciones.
Ana Álvarez. Redacción
DIAGONAL 20/05/13 · 16:50
Edición impresa

17 personas fueron agredidas por agentes de policía cuando se encontraban internas en alguno de los CIE del Estado español, y una persona falleció por falta de atención médica. Esto es lo que refleja el informe sobre la tortura presentado por la Coordinadora para la Preven­ción y Denuncia de la Tortura. Este informe no es el primero en constatar la violación de derechos dentro de estos centros. El Comité Europeo para la Prevención de la Tortura y de las Penas o Tratos Inhumanos o Degradantes (CPT) denunció en abril en su informe la reiteración de malos tratos e insultos racistas en los CIE y pidió al Gobierno que se revisasen las condiciones de estos lugares para asegurar que “responden a un ambiente menos restrictivo”, porque “no deberían funcionar como prisiones”.
¿Centros con rejas en las ventanas no deberían funcionar como prisiones? Aquí se halla una de las paradojas: la legislación dice que los CIE son “centros de carácter no penitenciario”. Dicho eufemismo, en palabras de Eduardo Gómez, abogado de la Asociación de Sin Papeles de Madrid, “se utiliza para salvar el ‘pequeño’ problema jurídico que supone para un Estado de derecho privar de libertad a una persona que no ha cometido delito alguno”. Carecer de permiso de residencia es una falta de carácter administrativo, por lo que no puede decretarse una medida penal como el encarcelamiento.
Dentro de los CIE, el director de cada centro ejerce un poder omnímodo. Depende del Ministerio de Interior, pero no de la Dirección General de Instituciones Penitencia­rias sino de la Dirección General de la Policía. Eso se traduce en que el personal que custodia a los internos no está compuesto por funcionarios especializados, como en el caso de los centros penitenciarios, sino por agentes de policía, acostumbrados y formados para tratar con delincuentes. Por eso el CPT incluye entre sus recomendaciones la necesidad de formación del personal que atiende estos centros, recuerda al Gobierno que todo interno que presente lesiones debe ser reconocido por un facultativo que analice si son compatibles con un posible abuso de autoridad, recuerda a los policías que “toda forma de malos tratos a los detenidos es inaceptable, y que será sancionada duramente” y pide al Ministerio de Interior que adopte otras medidas como reducir el hacinamiento en los centros, revisar la provisión de comida, las condiciones de higiene o la asistencia sanitaria. La respuesta del Ministerio del Interior ha sido justificar la existencia de “elementos de contención pasiva”, como las rejas, en base a la prevención de fugas y a que parte de las personas internas tiene antecedentes penales. Pueblos Unidos, en su informe sobre el CIE de Aluche (Madrid) de 2012 reseña que sólo un 27% de las personas visitadas tenía antecedentes penales.
En agosto de 2012, el Grupo de Trabajo sobre la Detención Arbitraria del Consejo de Derechos Humanos de las Naciones Unidas consideró que la privación de libertad cautelar en el CIE de Aluche de uno de los internos, Adnam el Hadj, sin papeles de origen marroquí y solicitante de asilo en España, había sido arbitraria y discriminatoria por razón del origen nacional y étnico de la víctima. Y en consecuencia, recomendó que el Gobierno reparase el daño causado a la víctima. La Policía Nacional respondió procediendo a la expulsión inminente de el Hadj, sin permitirle asistencia médica, jurídica ni judicial.
Diversas organizaciones enfocadas en la defensa de los Derechos Humanos dentro del Estado también están trabajando en la denuncia de los CIE. Una de las iniciativas más destacadas es la Campaña por el Cierre de los Centros de Internamiento de Extranjeros (CIEs No). El 9 de mayo presentaban en Madrid el informe ¿Cuál es el delito?, en el que se recogen los casos de malos tratos denunciados por las personas encerradas en el CIE de Zapadores (Valencia). Para denunciar lo que ocurre en el interior de los CIEs también se ha creado el blog carcelesracistas.org, que intenta dar a conocer las historias de tantas personas encerradas. Además, diversas organizaciones se han unido en la jornada de lucha contra los CIE que tendrá lugar el próximo 15 de junio en todo el Estado.
http://www.diagonalperiodico.net/libertades/anomalia-sistema-represivo.html

Voir : http://www.migreurop.org/

14 mars 2012

Camps d’Arad (Roumanie) : "on est en enfer"


Témoignages des détenus récoltés le 08/03/2012

« Il faut nous aider, nous sommes plus d’une cinquantaine enfermés au centre de détention d’Arad en Roumanie. Nous sommes des demandeurs d’asile et ils nous ont enfermés.
Nous sommes là depuis un mois pour les uns, 7 8 ou 9 mois pour les autres. Il y a des hommes et une femme enceinte.
On est maltraité, pire que des animaux. La police du centre nous frappe, nous tabasse. Ca se passe souvent. Par exemple, mardi de cette semaine, le 6 mars 2012, les policiers ont voulu gazer une personne, on ne sait même pas pourquoi. Ils l’ont emmené en bas dans la cellule d’isolement pour le frapper. On l’a entendu crier de nos cellules.
On est enfermé 24h sur 24. On a seulement le droit de sortir de nos cellules dans le couloir une à deux heures par jour. On n’a pas de promenade à l’extérieur possible, pas d’accès à la télévision, pas de possibilité de recevoir de l’argent de nos familles via western union. On nous donne tout le temps la même chose à manger. On n’a pas d’accès à un médecin. Si on est malade, on ne peut rien pour nous. En ce moment, on est plusieurs à avoir de gros problèmes de peau, ça nous démange, ça fait mal mais personne ne nous soigne.
Une fois, il y a quelque temps, on voulait faire grève de la faim pour dire qu’on en pouvait plus ! On a demandé des droits. Ce jour là, ils ont fait venir des gendarmes en renfort qui portaient des cagoules. Nous étions enfermés dans nos cellules, ils nous ont gazés par la lucarne de la porte. Puis ils ont ouvert et nous nous sommes tous fait tabasser. Ils ont même cassé le bras et le nez d’un détenu.
Tout ça fait qu’on a des problèmes nerveux, on est à bout. Il faut le vivre pour comprendre. Certains sont tellement à bout qu’ils veulent se tuer. Ca été le cas d’un des détenus qui était très mal et qui disait qu’il voulait se couper les veines. Ce sont les policiers du centre qui lui ont amené un couteau et lui ont dit « avec ça tu pourras ».
On ne fait aucune activité, ça attaque aussi le système nerveux.
En Roumanie, la détention c’est 18 mois. 18 mois ce n’est pas possible comme ça ! C’est impensable ce que l’on vit. On ne pourrait pas croire qu’on est en Europe. 18 mois dans une cage ! Depuis peu, il n’y a même plus de chauffage, on dort avec des blousons. La douche ne fonctionne plus non plus, on dort presque à même l’armature du lit tellement les matelas sont en très mauvais état.
On est en enfer. »

Les détenus du centre de rétention d’Arad (Roumanie)


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27 juin 2011

Chasse à l'étranger partout : le calvaire des sans-papiers au Gabon

LIBREVILLE — Une enquête sur les conditions de détention des trois immigrés décédés le 16 juin à Bitam (Gabon) et leurs codétenus a été ouverte par la gendarmerie qui a relevé 3 officiers supérieurs de leurs fonctions, a annoncé dimanche le ministère de la Défense gabonais.

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12 avr. 2011

L'encadrement juridique de la détention des migrants à l'heure de la directive "retour"

Claire Rodier, membre du Gisti et Vice-présidente de Migreurop, a mis à disposition des lecteurs de Combats pour les droits de l’homme ce texte sur “L’encadrement juridique de la détention des migrants à l’heure de la directive « retour »“, base d’un article pour un livre sur le même thème publié en Italie. Les textes faisant la synthèse sur ce thème sont rares. Il s’agit d’une contribution précieuse à ce thème régulièrement évoqué dans les lettres d’actualité droits-libertés.

Voir le site Combats pour les droits de l'homme

Claire Rodier, Encadrement jur détention étrangers novembre 10

11 avr. 2011

Feu au camp de Lampeudsa

11 avril 16h40 Un incendie est éclaté dans le camp de Lampedusa où de ce matin étaient explosées des protestations des migrants en via d'expulsions.
De deux des bâtiments se lève une colonne de fumée. centaines de migrants essayent de s'en fuir dans les collines aux alentour. 50 migrants ont pu s'enfuir (tout restant sur l'ile d'où est difficile partir), les autres ont été bloqués par les militaires qui encerclent le camp. D'autres sont autour de l'entrée du centre

Lire


(ANSA) - LAMPEDUSA, 11 APR - Un incendio e' divampato all'interno del centro di accoglienza di Lampedusa dove da questa mattina e' esplosa la protesta dei migranti che devono essere rimpatriati. Da due edifici si sta alzando una colonna di fumo mentre centinaia di immigrati stanno cercando di fuggire sulle colline antistanti. Circa 50 persone sono gia' riuscite ad allontanarsi mentre altre sono state fermate dai militari che presidiavano la zona. Un altro gruppo di migranti si trova nei pressi dell'ingresso del centro.

1 avr. 2011

Liste des Centres de Rétention au 1er avril 2011

Arrêté du 30 mars 2011 pris en application de l'article R. 553-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Fait état :


Les Centres placés sous la surveillance de la Police Nationale

Les Centres placés sous la surveillance de la gendarmerie

Les Centres autorisés à accueillir des familles

Voir le site de Legifrance

30 mars 2011

Le camp de la déchéance humaine

Arrivée massive de Ghanéens,
Maliens, Nigérians et Soudanais au moment où le rapatriement des Bengalis se fait timidement. Au camp de Benguerdane, à la frontière tuniso-libyenne,
plus de 16 000 réfugiés vivent dans des conditions inhumaines d’insalubrité.
Après la contestation des Bengalis, c’est au tour des Soudanais d’organiser des marches de protestation dans le camp…


Plus d’un millier d’Africains, en majorité des Maliens, des Ghanéens et des Nigérians ont franchi durant la nuit du lundi à mardi le poste frontalier tuniso-libyen de Ras Jdir. Ils étaient depuis plus de deux semaines bloqués à l’aéroport de Tripoli, avant que leur ambassade, avec l’aide d’El Gueddafi leur organisent des départs, à bord de 12 grands bus, pour rejoindre le sol tunisien. Pour la première fois, de nombreuses femmes avec des enfants de tout âge et des bagages font partie du voyage, alors que depuis le début de la crise, les réfugiés arrivaient sans rien, ou avec seulement une couverture. «Nous ne pouvions plus supporter la situation à l’aéroport de Tripoli qui débordait de monde. L’enceinte portuaire s’est transformée en une immense poubelle. Les vols étaient quasiment bloqués, et il fallait trouver une solution. Nous avons alors harcelé nos ambassades qui ont fini par trouver une solution avec les autorités libyennes.

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12 août 2009

Enfants enfermés : lettre ouverte du président de la LDH au ministre de l’immigration

Enfants enfermés : lettre ouverte du président de la LDH au ministre de l’immigration

Monsieur le Ministre,

Au cours de ces mois dits de vacances, les services de police et administratifs n’ont pas respecté les conventions internationales en matière de droits spécifiques des enfants. Même si beaucoup de ces mesures ont été rapportées, certaines sur le fond, d’autres sur la forme, il n’empêche que des instances de police ont jugé qu’il convenait de mettre en rétention des familles entières. A Metz, à Toulouse, à Nice ou à Marseille, pour ce que nous connaissons actuellement, les réseaux militants et les sections de la LDH se sont mobilisés pour obtenir la mise en liberté de ces enfants et de leurs familles. La LDH se félicite des résultats positifs de ces actions et des décisions prises par la justice.


Mais, nous constatons que plusieurs cas restent à régler. Malgré les prescriptions de la convention des droits de l’Enfant, malgré les observations de plusieurs autorités internationales ou européennes et malgré les recommandations des différentes autorités administratives indépendantes françaises, les services de police continuent à agir de la même manière.

C’est donc en pleine connaissance de cause que ces mesures ont été prises. Elles sont la conséquence directe de la politique menée par le gouvernement.

Nous vous demandons de mettre fin à cette inversion du droit qui ignore la spécificité de l’enfance et met notre pays dans une situation inacceptable au regard de ses engagements internationaux. Le droit des mineurs à vivre en famille dans des conditions décentes et à recevoir une éducation prime toute autre considération. La LDH saisira, dès le mois de septembre, les instances européennes et internationales appropriées.

D’ores et déjà, nous vous demandons solennellement de mettre un terme à ces situations. Tous les enfants actuellement encore retenus avec leurs familles doivent être immédiatement libérés et leur accueil en France doit être assuré.

Vous comprendrez que nous rendions cette lettre publique.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma haute considération.

Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

Voir : http://www.ldh-france.org/Enfants-enfermes-lettre-ouverte-du

21 nov. 2008

Extrait du rapport du Commissaire aux droits de l’homme relatifs à la zone

Extrait du rapport du Commissaire aux droits de l’homme relatifs à la zone
d’attente

Sur le recours suspensif pour les demandeurs d’asile

121. Enfin, la loi du 20 novembre 2007 a introduit un recours suspensif
pour la procédure de demande d'asile à la frontière, suite à l'arrêt de la
Cour européenne des droits de l'homme du 26 avril 200766. Tout en saluant
la célérité avec laquelle la décision a été prise en compte en droit
interne, le Commissaire a pu entendre certaines réserves quant aux
modifications apportées. Ainsi, la CNCDH indique entre autres que le
nouveau texte de loi "introduit un recours suspensif pour la seule
procédure de demande d'asile à la frontière, limitant ainsi la réforme à
la procédure concernée par le cas d'espèce pour lequel la France a été
condamnée par la Cour. Or, il y a d'autres procédures dans le domaine du
droit d'asile ou du droit des étrangers dans lequel un recours suspensif
n'est pas prévu"67. De plus, l’effectivité du recours est remise en cause
par nombre d’observateurs68 en raison notamment du délai extrêmement bref
– 48 heures – pour formuler l’appel. Ce délai court est également
applicable pendant les week-ends ou les jours fériés et il n’est pas rare
que des décisions de rejet soient notifiées le vendredi soir voire le
samedi ou le dimanche. L’aide juridique en zone d’attente est généralement
fournie par des militants associatifs qui ne sont pas présents dans
l’ensemble des zones et ne peuvent offrir un service continu en raison du
caractère non rétribué de leur engagement. Enfin, il n’est mis à la
disposition des demandeurs d’asile, pour leur permettre de formuler leur
appel, aucun moyen de communication avec l’extérieur en dehors de ceux
offerts par les associations.

Recommandations
17. Le Commissaire invite les autorités à analyser, en concertation avec
les institutions nationales indépendantes, les barrières juridiques et
pratiques pouvant limiter l’accès effectif à un recours contre une
décision de rejet de demande d’asile à la frontière ainsi qu’à revoir au
plus vite les mécanismes et délais liés à la procédure d’asile en
rétention.

Réponse du gouvernement

§ 121 et 122 relatifs aux modalités du recours en annulation contre les
décisions de refus d’entrée en France, au titre de l’asile :
Tirant les conséquences de l’arrêt de la Cour européenne des droits de
l’homme, GEBREMEDHIN c/France du 26 avril 2007, la loi du 20 novembre 2007
a institué un recours en annulation pleinement suspensif contre les
décisions de refus d’asile à la frontière. Cette mise en oeuvre dans des
délais rapides d’une décision de la Cour, saluée par le Président de la
Cour, souligne la volonté des autorités françaises de se conformer aux
engagements internationaux de notre pays. Ce dispositif apporte aux
demandeurs d’asile une garantie nouvelle très notable, qui était
recommandée depuis plusieurs années par plusieurs comités internationaux
de protection des droits de l’homme.
La lecture de l’arrêt de la Cour démontre que le législateur a pleinement
satisfait aux exigences posées par cet arrêt et en a parfaitement respecté
la portée. En effet cet arrêt porte exclusivement sur le régime applicable
aux demandes d’asile à la frontière et sur les exigences découlant de
l’article 3 (interdisant les mauvais traitements) et de l’article 13 (sur
le droit au recours) de la Convention et ne concerne pas d’autres aspects
du droit des étrangers. On rappellera également que le droit français
prévoit déjà de manière générale, pour les étrangers faisant l’objet d’une
mesure d’éloignement pour séjour irrégulier, un recours en annulation,
également pleinement suspensif, devant le juge administratif.
L’effectivité de ce recours est assurée : le délai de 48 heures pour
former un recours, délai rendu nécessaire pour être compatible avec la
durée totale du maintien en zone d’attente (soit 30 jours, une des durées
les plus courtes de l’ensemble des Etats de l’Union européenne), est
raisonnable dans la mesure où ce recours n’est pas soumis à des formalités
particulières et peut être exercé très facilement. Précisément parce que
la loi a institué une procédure orale devant le juge, le recours écrit
peut être présenté de manière très sommaire, sans qu’à ce stade, la
présence d’un avocat soit nécessaire. Ce dernier pourra assister
l’étranger lors de l’audience, en étant alors le cas échéant désigné
d’office, et exposer l’ensemble des craintes alléguées. En zone d’attente,
toutes facilités sont offertes au demandeur d’asile pour qu’il puisse
exercer son recours et l’ANAFE, à laquelle est reconnu un rôle de conseil
juridique en vertu d’une convention signée avec l’Etat et qui bénéficie
d’un accès permanent, (y compris les week-ends et jours fériés) à tous les
lieux d’hébergement de la zone d’attente, est habilitée à aider l’étranger
à présenter son recours et peut à cet égard s’organiser comme elle le
souhaite.

Recommandation n°17 relative aux recours contre une décision de rejet de
demande d’asile à la frontière :
Le régime juridique applicable aux recours contre les décisions de refus
d’asile à la frontière est intégralement conforme à l’arrêt de la Cour
européenne des droits de l’homme Gebremedhin c/France du 27 avril 20007
dont il découle, et les droits et facilités reconnus en vertu ce texte,
comme en application de la réglementation applicable aux zones d’attente
telle qu’elle résulte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du
droit d’asile garantissent l’effectivité de cette voie de recours. Le
Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, chargé du suivi de
l’exécution des arrêts de la Cour et qui a été saisi par la CNCDH, devrait
examiner cette question.
Les mécanismes et les délais applicables à l’examen des demandes d’asile
présentées en rétention sont tributaires des limites de la durée de la
rétention et doivent se concilier avec la nécessité d’assurer
l’effectivité des décisions administratives et juridictionnelles. Les
autorités françaises restent cependant très attentives à assurer un examen
effectif de la demande d’asile entouré de toutes garanties.


Sur le maintien des enfants en zone d’attente

96. Malgré la recommandation du rapport de 2006, la présence d’enfants
accompagnant leurs parents en centre de rétention administrative s’est
accrue. Onze CRA ont été aménagés spécialement pour recevoir des familles.
En 2007, la CIMADE a comptabilisé 154 familles accueillies avec 242
enfants de tous âges. Il est à regretter que les centres de rétention
administrative et les zones d’attente à la frontière soient les seuls
lieux en France où des mineurs de moins de treize ans sont privés de
liberté.
Selon les statistiques collectées par la CIMADE, près de 80 % des enfants
retenus en 2007 avaient moins de 10 ans55 et des nourrissons de 15 mois
voire des nouveau-nés – 3 semaines – ont été placés en rétention avec
leurs parents. Si cette privation de liberté est en générale inférieure à
2 jours, dans 28 % des cas elle se prolonge pendant plus de 10 jours56. De
plus, le nombre de places réservées aux familles étant insuffisant, il
arrive que des familles soient retenues dans des CRA ordinaires, où les
enfants sont mélangés avec des adultes.

Recommandations
- Protection des droits de l’homme dans le contexte de l’immigration et de
l’asile 12. Le Commissaire recommande que les centres de rétention
administrative et les zones d’attente à la frontière ne soient pas des
lieux d’exception quant à la détention des mineurs de moins de treize ans
et invite les autorités à ne recourir à la rétention administrative de
familles que dans des cas d’extrême nécessité.

Réponse de la France

Enfin, s’agissant des mineurs placés en zone d’attente, ils le sont en
vertu des dispositions du CESEDA, qui prévoit notamment que lorsque le
mineur non accompagné d’un représentant légal n’est pas autorisé à entrer
en France, le Procureur de la République, avisé immédiatement par
l’autorité administrative, lui désigne sans délai un administrateur ad
hoc.
La direction de la police aux frontières de l’aéroport de Roissy-Charles
de GAULLE veille scrupuleusement au respect de cette disposition, le juge
des libertés et de la détention sanctionnant les désignations et les
déplacements tardifs desdits administrateurs. En outre, à Roissy-Charles
de GAULLE, les mineurs de moins de 13 ans sont hébergés dans un quartier
qui leur est dédié, sous la surveillance spécifique de médiateurs de la
Croix-Rouge Française, sur la base d’une convention additive.

Objectifs chiffrés

99. Comme indiqué dans le cadre de sa visite des Zones d’attentes de
l’aéroport de Roissy et du CRA du Mesnil-Amelot, le Commissaire craint que
la pression engendrée par les objectifs chiffrés de reconduite à la
frontière pousse les force de l’ordre à procéder à de plus en plus
d’interpellations avec des méthodes parfois contestables. Plusieurs
associations ont fait état auprès du Commissaire d’un accroissement des
contrôles « au faciès » et du détournement de commissions rogatoires afin
de procéder à des contrôles d’identité sur une zone étendue. Quatre
citoyens français auraient ainsi été placés en rétention en 2007 avant
d’être ultérieurement libérés. Dans son avis sur la situation à Mayotte,
la CNDS dénonce la reconduite à la frontière de citoyens français vers les
Comores. Ces pratiques illégales sont heureusement exceptionnelles mais
démontrent l’impact que peut avoir une politique centrée sur la
réalisation de chiffres où le quantitatif prime parfois sur la nécessaire
obligation de respecter les droits des individus.

25 oct. 2007

Un bébé en garde à vue!

Après une pose, désolé de continuer dans cette direction mais je constate que certains de nos fonctionnaires ont affaibli leur conscience morale. Il faut un jugement en appel pour établir que placer un nourrisson de trois semaines en garde à vue est "un traitement inhumain et dégradant" interdit par la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

Ce que je remarque : des représentants de deux corps de fonctionnaires sont intervenus;
la gendarmerie et la préfecture. Aucun des intervenants n'a été assez sensé pour entrer en désobéissance civile comme le permet notre constitution. J'en conclus que beaucoup de fonctionnaires travaillent dans la peur (de quoi?) ou sont d'accord pour enfreindre les lois démocratiques.

N'ayez pas peur! Si les actions demandées par vos supérieurs ne correspondent pas à votre conscience n'hésitez pas à les refuser. Vous pouvez vous appuyer sur notre constitution pour le faire. N'oubliez pas que la déclaration des Droits de l'Homme de 1789 est un appel à la résistance. L'État n'est pas notre ennemi et il ne peut pas nous obliger à agir contre les conventions européennes et internationales et contre notre conscience.

barz



Un bébé en garde à vue : inhumain et dégradant, selon la justice


Exclusivité France Info. Une famille moldave, sans papiers, a été remise en liberté sur décision de la cour d’appel de Rennes. Parce qu’une garde à vue pour un nourrisson de trois semaines constitue un "traitement inhumain et dégradant", selon la ...

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