Affichage des articles dont le libellé est Grèce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grèce. Afficher tous les articles

16 juin 2013

Non au retour de la dictature en Grèce


Au moment où le FMI reconnaît à demi-mots que les privatisations et restructurations imposées par la Troïka en échange des prêts supposés réduire la dette souveraine grecque conduisaient en fait le pays à la ruine, la même Troïka – dont font également partie la Commission Européenne et la BCE – est venue à Athènes renouveler ses exigences. Elle l’a fait en des termes tels que le gouvernement grec a décidé de précipiter l’asservissement de la Grèce à la dictature néo-libérale de l’intérieur et de l’extérieur. La fermeture brutale de la Télévision publique (ERT), par des méthodes qui relèvent du coup de force, constitue à la fois une atteinte gravissime à la liberté d’expression et d’information, contraire aux traités fondateurs de l’Union Européenne, et un nouvel exemple de la façon dont celle-ci est en train d’évoluer vers l’autoritarisme au mépris de l’intérêt de ses peuples. Nous, citoyens européens, ne pouvons et ne devons pas l’accepter. Nous appelons tous nos concitoyens à clamer leur indignation et à soutenir la grève générale des travailleurs et des journalistes grecs. Nous exigeons de nos représentants à Strasbourg et à Bruxelles qu’ils imposent immédiatement la réouverture de l’ERT et la reprise de ses émissions. Le moment est venu de mettre un coup d’arrêt à la destruction de la nation grecque, ainsi qu’à la dénaturation de l’Europe par ses propres gouvernements soumis au diktat de l’oligarchie financière.

Etienne Balibar, Philosophe, Paris

4 juin 2011

Les Grecs ont retiré 1.5 milliards d'euros aux guichets des banques depuis jeudi

Les clients grecs se pressent aux caisses des banques pour retirer leurs économies, rapporte Protothema, et entre jeudi et vendredi derniers des particuliers auraient ainsi procédé au retrait de pas moins de 1.5 milliards d’euros. Au total, les retraits sur mai se sont élevés à 4 milliards d’euros, alors qu’ils avaient été de 2 milliards en avril.
La plupart des clients qui effectuent ces retraits sont des petits épargnants qui viennent retirer des sommes comprises entre 2.000 euros et 15.000 euros. Dans la plupart des cas, ils sont motivés par la crainte que leurs économies ne disparaissent dans l’éventualité de la faillite de la Grèce.
Les politiciens ne semblent pas comprendre les risques posés par ces mouvements de panique généralisée, pas seulement pour la stabilité du système bancaire, mais aussi pour l’économie du pays.

Lire la suite

Anonymous declares ‘cyberwar’ on the IMF

The vigilante hacktivists of Anonymous have announced an online attack on the IMF for its treatment of the Greek people.


The struggle of the of the Greek people against the IMF has taken a new turn recently, as Anonymous declared its intention to launch a series of Denial of Service (DoS) attacks on the Fund in retaliation for the IMF’s treatment of the Greek people.

Anonymous (wiki), a loosely-knit and leaderless organization of online activists, rose to fame (or notoriety, depending on your position in the balance of power) following a series of hack attacks that took down the websites of major corporations like Visa and MasterCard after they had withdrawn their services to WikiLeaks.

Lire la suite

24 mai 2011

Récit de la frontière gréco-turque

La première partie de ce reportage photo a été effectué dans le cadre d’une mission de terrain organisée par la députée européenne Helene Flautre, à laquelle ont participé des membres du réseau Migreurop

Bien que la route de Lampedusa soit de nouveau empruntée, des centaines de migrants essayent toujours de rejoindre le territoire européen en franchissant la frontière gréco-turque. Malgré le « succès » claironné par Frontex, qui se vante d’avoir diminué l’afflux des arrivés du 75% en quelques mois du côté turc, les autorités en charge de migration dans la province d'Edirne (Turquie), parlent d'une augmentation du 207% des interpellations à la frontière.

Le fait qu’en 2010 le point de passage privilégié par les migrants étaient les 12,5 km de « terre » de la frontière gréco-turque, au niveau de Orestiade, a amené la Grèce dans le cadre des opérations Frontex (opération RABIT octobre 2010 et Poseidon mars 2011) à concentrer ses contrôles dans cette zone frontalière en proposant la construction d’un mur anti-immigrés dans cette région. Le projet du mur semble être arrêté pour le moment, mais pas abandonné.

Cette concentration des moyens de contrôle n’a pas arrêté les arrivés de migrants mais a eu comme principale effet le déplacement des points de passage des migrants plus au sud, dans la province d’Alexandroúpolis. Les migrants sont obligés de traverser, à pied ou en canot la rivière. Ces traversées peuvent s’avérer mortelles en hiver où le niveau de la rivière augmente et le froid gèle les corps.

A côté de la frontière gréco-turque, dans le reportage photographique défilent aussi des photos de la frontière Turquie-Bulgarie, qui ne représente pas encore un point importante de passage, mais qu’on prépare déjà en cas d'afflux des migrants, en installant un système de scanner et rayon X qui permet d'identifier des migrants éventuellement cachés à l'intérieur des camions.

Les migrants interpellés du coté turc de la frontière sont amenés dans un centre de rétention.
L'enfermement est un des volets de « gestion de l'immigration » que la Turquie semble vouloir développer grâce à l'aide de l'UE: ainsi 5 nouveaux camps d'enfermement (dont deux financés par l'UE) de 600 places chacun, seront construits afin de multiplier la capacité d'enfermement de 3000 places actuelles à 6000.
Sur les photos, nous pouvons constater les travaux de construction du nouveau centre de rétention d’Edirne ainsi que la plaque d'entrée du camp actuel. A l'intérieur de ce dernier, une dizaine de migrants y sont. Ils ne savent rien de leurs droits, de leur destinée…. Afghans, marocains, iraniens, algériens, majeurs et mineurs, malades, souffrant de troubles psychologiques pour certains : la durée de leur enfermement est indéterminée…

Dans un petit village du coté grec de la frontière se trouve le « cimetière musulman » où sont enterrés les migrants morts à la frontière, de froid ou noyés dans la rivière. Le cimetière est une fosse commune…150 à 200 corps y sont entassés tous anonymes.

Ceux qui sont interceptés du côté grec de la frontière, par la police locale ou dans le cadre des opérations conjointes menées par Frontex, sont amenés soit dans un des deux camps d'enfermement de la région, à Fellaki (à coté d'Orestiade) ou à Venna, à coté de la ville de Komotini, plus éloigné de la frontière ou encore dans un des trois postes de police de la région: Feres, Tychero, Soufli

Les postes de police ont une réelle fonction de centres de rétention, les migrants peuvent y être enfermés jusqu'à 6 mois, dans des cellules de 20/30 mètres, à plus de cent, bien que la capacité soit d'une trentaine de places. Les conditions de vie y sont inhumaines et dégradantes: les retenus ne peuvent jamais sortir et sont obligés, faute de places, à dormir à même le sol à côté des poubelles, dans un endroit insalubre. La durée de détention varie selon la nationalité: pour ceux dont le gouvernement n’a pas signé d’accords d'expulsions avec la Grèce ils ne restent que quelques jours (afghans, irakiens), les autres peuvent y être retenus 6 mois. Les demandeurs d'asile sont enfermés systématiquement pendant 6 mois. Nombreux sont aussi les mineurs enfermés dans ces centres. A l'intérieur du camp de Soufli, lors de la visite, il y avait une soixantaine de migrants: d'Afghanistan, de Saint Domingue, du Nigeria, d'Iran, du Pakistan, etc
Dans les camps d'enfermement (cra et locaux de police) sont présents les fonctionnaires de Frontex, qui font du « screaning »: identification de la nationalité qui permettrait ensuite de faciliter les expulsions(système également utilisé en Grèce également coordonné par Frontex). Le gouvernement grec[1] a annoncé la construction de nouveaux camps d'enfermement: Laconia, sparta , Chios, Mersinidi, Εlliniko, Attica, Petrou Ralli Police Station, Aspropyrgos, Attica.

Ceux qui sont relâchés, sortent des camps avec un papier d'expulsion, qui leur notifie, en grec, qu’ils ont un mois pour quitter le pays. La prochaine étape pour tous est Athènes. Ceux qui ont 70 euros peuvent utiliser le bus mis à disposition par les autorités des camps pour rejoindre Athènes., la plupart des autres sont obligés de rejoindre Alexandroúpolis à pied distant de 130 kms, puis un train qui les amènera à Athènes. A Alexandroúpolis, à l'heure du départ des trains, à 8h du matin et à 19h du soir, les migrants convergent vers la gare et attendent que leur soit ouvert le seul wagon qui leur est »réservé » . Il leur est interdit de voyager avec les autres passagers..

Sur les photos, on suit un groupe d'afghans qui vient de sortir du camp de Fellaki, et qui marche de 14h00 à 7h00 du matin, sans interruption, pour 130 km, pour rejoindre Alexandropulis. Pendant la marche, ils parlent des frontières qui viennent de franchir aussi des pays qui souhaitent rejoindre, Allemagne, France, Angleterre....mais il reste avant à rejoindre Athènes, Patras et Igoumenitsa, pour fuir la Grèce, en ayant conscience que les relevés de leurs empreintes digitales faits au camp, risquent de transformer leur voyage en une errance qui peut durer des mois, voir des années.

Voir : [1]

Tunisie : plusieurs morts lors d’un incendie dans un camp de réfugiés dans le désert

23 Mai 2011
Déclaration de presse
Délégation des réseaux Afrique-Europe-Interact et Welcome To Europe en Tunisie :

Tunisie : plusieurs morts lors d’un incendie dans un camp de réfugiés dans le désert
Des milliers de réfugiés et migrants subsahariens sont coincés dans le camp de Choucha, près de la frontière libyenne – beaucoup retournent en Lybie.

Choucha est un des quatre camps ouverts à la frontière tuniso-libyenne, entre Ben Guardane et Ras Jdir. Ce camp a été mis en place le 24 Février 2011, par le HCR, la Croix Rouge et le Croissant Rouge, peu après le début des évènements en Libye et accueillait alors en majorité des Egyptiens et Bangladais. Là-bas, dans un territoire désertique, vivent actuellement sous tentes, entre 4000 et 5000 réfugiés subsahariens et autres, de plus de 30 nations différentes, attendant que le HCR leur accorde une protection. Ceux qui possèdent de l’argent et un passeport peuvent normalement continuer leur route vers l’intérieur du pays, mais en réalité cela est quasiment impossible à cause de la police tunisienne et des contrôles militaires.
Selon le HCR, près de 3800 habitants du camp ont été enregistrés comme réfugiés ou demandeurs d’asile et la majorité d’entre eux se trouvent déjà là-bas depuis deux à quatre mois. Ce que le porte-parole du HCR a décrit par « seconde expulsion » concerne surtout les réfugiés venant de pays dans lesquels il leur est impossible de rentrer, comme la Somalie, le Soudan, l’Erythrée, la Côte d’Ivoire ou l’Irak. La fin de cette situation d’urgence, dans le sable, sous des tentes, avec un système d’infrastructures complètement improvisé et une mauvaise distribution d’eau ne semble pas être d’actualité pour ces réfugiés. Au cours des dernières semaines, environ 700 réfugiés ont quitté le camp pour retourner en Lybie. Malgré le danger de mort auquel ils s’exposent, ils décident d’embarquer, à moindre frais actuellement, sur l’un des bateaux plein à craquer qui partent vers l’Italie. S’ils prennent ce risque mortel, c’est aux vues de la situation insupportable et floue qui règne dans le camp de Choucha. Selon Firas Kayal, porte-parole du HCR sur place, il n’y aurait que 900 réponses positives pour un Resettlement au niveau mondial, c’est-à-dire un accueil dans un Etat-Tiers sûr. En face, les besoins sont bien plus importants : 6000 réfugiés subsahariens et autres, enregistrés par le HCR en Tunisie et en Egypte, doivent être évacués d’urgence.
Ce chiffre apparaît ridicule en comparaison avec les dizaines de milliers de personnes qui sont déjà rentrées ou ont été évacuées dans leur pays d’origine, mais aussi avec les 100 000 réfugiés libyens accueillis et soignés solidairement en Tunisie, en partie hébergés par la population elle-même.  Pourtant, les Etats Européens se sont jusqu’à présent refusés à exprimer le moindre petit geste de solidarité afin d’accueillir les réfugiés.
Dans la nuit du 21 Mai, les réfugiés du camp de Choucha ont à nouveau fait face à une aggravation dramatique de la situation, lorsque plusieurs tentes ont brusquement pris feu. Vingt-et-une tentes sont parties en fumée et quatre personnes, dont un bébé, ont péri dans l’incendie. La panique provoquée par cet événement a fait exploser d’autres conflits internes, liés aux différentes origines et religions. De plus, cet incendie a renforcé le sentiment d’insécurité et d’absence de perspective dans le camp et par conséquent la décision de nombreux réfugiés de prendre la dangereuse route vers la Libye. Il a également renforcé leur propension à la protestation.
Aux vues de cette situation indigne des droits de l’Homme dans les camps de réfugiés situés en Tunisie et en Egypte, près des frontières toujours ouvertes avec la Libye, les réfugiés et également le HCR attendent enfin, l’ouverture des frontières et l’admission de réfugiés de cette région, aussi en Europe.

Tunisie, le 23 Mai 2011,
Délégation des réseaux Afrique-Europe-Interact et Welcome To Europe en Tunisie 

Voir le site www.afrique-europe-interact.net

PROTESTE IM FLÜCHTLINGSLAGER CHOUCHA, 23.5.2011

ET

the border is the problem…

Contact en Tunisie:
00216-93400969
Contact en Allemagne:
0049-173-4108642